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COVID-19: épuisée psychologiquement, une entrepreneuse du Saguenay ferme sa boutique

COVID-19: épuisée psychologiquement, une entrepreneuse du Saguenay ferme sa boutique
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La pandémie a eu raison de plusieurs commerçants au cours de la dernière année, pour des raisons financières, mais psychologiques également. 

À Saguenay, les mesures sanitaires liées à la pandémie ont entraîné des problèmes de santé mentale pour l’entrepreneuse Valérie Lavoie. Son épisode de détresse psychologique, amplifiée par l’inquiétude liée à la fermeture des commerces non essentiels durant le temps des Fêtes, l’a amenée à fermer son entreprise de fabrication artisanale de tuques, foulards, mitaines et bandeaux, Les tuques Val’z, laquelle était ouverte depuis 2016.

La jeune femme de 23 ans travaillait 45 heures par semaine dans une épicerie, en plus des 25 heures par semaine qu’elle mettait dans son entreprise en démarrage.

«J’en prenais, j’en prenais, j’en prenais, puis je disais que tout allait bien, en me mettant la tête dans le sable [...]. De ne pas savoir si la boutique va rouvrir, de ne pas savoir quelles mesures on va avoir, ne jamais savoir si on va s’en remettre un jour ou l’autre, ça n’a pas aidé non plus», a-t-elle expliqué en entrevue.

L’épuisement professionnel l’a amenée à fréquenter pendant un mois et demi le centre d’hébergement pour femmes en difficulté, La Passerelle, à Alma. La jeune femme confie que son passage au centre a été difficile.

«Il [le centre d’hébergement] a mis beaucoup de mesures pour la COVID-19. Je ne pouvais pas aller voir mon chum comme je voulais, et je ne pouvais pas aller marcher dehors tous les jours», a souligné celle qui n’avait droit qu’à deux sorties par semaine.

Valérie Lavoie estime néanmoins que ce passage a été un tournant dans sa vie.

«Je peux dire qu’ils m’ont sauvé la vie. En ayant des intervenants qui sont toujours là pour nous écouter, je me demande vraiment où je serais rendue s’ils n’avaient pas été là», a confié la jeune femme.

Une passion pour l’artisanat

Mais elle n’a pas dit son dernier mot et compte rouvrir Les tuques Val’z, fermée depuis décembre.

«J’ai de beaux projets qui s’en viennent. On m’a approchée pour être dans une boutique artisanale à temps plein qui va ouvrir prochainement. Donc j’ai recommencé à ressortir tranquillement mon crochet et mes aiguilles», a-t-elle confié, déterminée à reprendre sa vie en main.

«Au départ, c’était vraiment plus par plaisir, je ne pensais pas pouvoir faire d’argent avec ça. Puis, aujourd’hui, je vois que ça fonctionne. Alors j’ai le désir de vouloir faire plus tout le temps et de sortir de nouveaux modèles et des nouveaux produits et tout ça», a expliqué Mme Lavoie.

La Saguenéenne n’est pas la seule à être affectée psychologiquement par la pandémie. Selon une étude de l’Observatoire sur la santé et le mieux-être au travail de l’Université de Montréal publiée en mars dernier, 40% des Canadiens disent souffrir de détresse psychologique en lien avec le travail depuis le début de la crise.

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