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[PHOTOS] La vie de rêve de fonctionnaires québécois en télétravail

De nombreux employés de l’État ont profité du télétravail pour s’exiler loin des grands centres

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La pandémie a permis à de nombreux fonctionnaires non seulement de découvrir les vertus du télétravail, mais aussi de vivre carrément un rêve en région, loin des tours de bureaux.

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Le Journal a retrouvé quelques-uns de ces fonctionnaires, qui sont aujourd’hui des pionniers de l’exode urbain amorcé dans l’appareil public.     

  • C’est notamment le cas de Sophie Sorel, qui a quitté son bureau de la grande région de Montréal pour s’installer dans le Bas-Saint-Laurent.     
  • Des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie, de Rimouski et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, d’autres fonctionnaires ont accepté de partager avec Le Journal leurs témoignages.     
  • Au sein de l’appareil gouvernemental, le mouvement est déjà amorcé. Aux dernières élections, François Legault s’était engagé à relocaliser en région 5000 postes de fonctionnaires. La ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Sonia LeBel, promet de dévoiler, d’ici la fin du printemps, comment la cible sera atteinte, voire dépassée.     
  • Écoutez le journaliste Marc-André Gagnon en entrevue à QUB radio:   

L’envers de la médaille  

« On prend plus le temps de vivre »  

Amoureuse de la chasse et de la pêche, la fonctionnaire Sophie Sorel ne voit que des avantages à avoir quitté Saint-Jean-sur-Richelieu pour le Bas-Saint-Laurent.
Photo Iften Redjah
Amoureuse de la chasse et de la pêche, la fonctionnaire Sophie Sorel ne voit que des avantages à avoir quitté Saint-Jean-sur-Richelieu pour le Bas-Saint-Laurent.

 

De Saint-Jean-sur-Richelieu à L’Isle-Verte  

  • Sophie Sorel | 48 ans   

Agente de bureau au service d’admissibilité de la CNESST


 Au terme de la première vague de la pandémie, constatant les avantages du télétravail, Sophie Sorel, qui travaille alors à la CNESST, à Saint-Jean-sur-Richelieu, entreprend de réaliser le rêve qu’elle et son conjoint caressent depuis des années : s’établir au Bas-Saint-Laurent.

Les deux amoureux de chasse et de pêche avaient déjà l’habitude de s’y rendre chaque fois qu’ils en avaient la possibilité.

« On était souvent dans la région. J’ai mon frère qui habite tout près et la famille de mon conjoint vient de Matane, donc on y passait souvent nos vacances. On se disait toujours : plus tard, on va aller habiter là-bas. »

Pourquoi attendre ?

La pandémie est finalement venue précipiter les choses. « Avec la COVID et le télétravail, je voyais bien qu’assise chez moi sur la Rive-Sud de Montréal, ou assise chez moi au Bas-Saint-Laurent, je pouvais faire exactement le même travail. »

« Nos enfants quittaient aussi la maison pour aller en appartement, donc on s’est dit : pourquoi pas ? Pourquoi attendre à la retraite ? »

Mme Sorel a donc « tâté le terrain » avec sa gestionnaire. La régionalisation des postes n’étant pas encore entamée au sein de la fonction publique, la solution est passée par une mutation. C’est-à-dire qu’elle a dû quitter le poste d’agente de bureau qu’elle occupait à Saint-Jean-sur-Richelieu afin de décrocher un emploi similaire à Rimouski.

Photo Iften Redjah

Celle qui travaille au sein de la fonction publique depuis le printemps 2001 a tout de même pu conserver son ancienneté et ses conditions de travail.

L’affaire étant réglée sur le plan administratif, en une semaine, leur maison sur la Rive-Sud de Montréal était vendue. Et en août 2020, ils emménageaient à L’Isle-Verte.

Qualité de vie

Huit mois plus tard, le couple n’y voit que des bénéfices. « On habitait quand même proche de Montréal, une ville où tout va vite... On dirait qu’ici, c’est beaucoup plus calme, on prend plus le temps de vivre, au lieu d’être toujours stressé. Le style de vie est beaucoup plus apaisant et je l’apprécie », se réjouit Mme Sorel.

Photo Iften Redjah

Son conjoint, qui fait de la mécanique sur des véhicules lourds, a pu facilement se retrouver un emploi.

Et plus besoin de prendre des journées de congé pour aller chasser ou pêcher. Tout est proche. Comme Rivière-du-Loup et Rimouski.

« On aime vraiment l’atmosphère ici, le climat. Les gens sont sympathiques. Tout le monde est souriant, se dit bonjour. Je trouve ça beaucoup plus calme comme rythme de vie ».

Son conseil à ceux qui songent à la possibilité de faire comme elle ? « Il faut au moins l’essayer », suggère celle qui a décidément adopté le Bas-Saint-Laurent. 

De locataire dans Limoilou à propriétaire en Gaspésie  

Photo Jérôme Landry

 

De Québec à Cap-Chat  

  • Jean-Philippe Baillargeon | 47 ans   

Technicien de la faune, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs


Jean-Philippe Baillargeon, qui a loué un logement pendant plus de vingt ans dans les quartiers Saint-Jean-Baptiste et Limoilou à Québec, n’avait jamais eu l’ambition de devenir propriétaire... Jusqu’à ce que sa carrière dans la fonction publique lui offre la possibilité, en pleine pandémie, de déménager en Gaspésie.

« Pour moi, une habitation, c’était un service qu’on pouvait louer », déclare le technicien de la faune, qui est maintenant propriétaire d’une maison dans la petite municipalité de Cap-Chat.

Photo Jérôme Landry

Avant d’établir ses pénates en Gaspésie, M. Baillargeon et sa conjointe ont commencé par étudier l’offre de logements à proximité des services et de son nouveau lieu de travail situé à Sainte-Anne-des-Monts.

Une occasion à saisir

Mais avec la nouvelle réalité du télétravail, le besoin d’espace et la rareté des grands logements dans la région, le choix s’est rapidement orienté vers l’achat d’une propriété. « On a vu que, ouf, contrairement à Québec, il y avait de quoi d’abordable qui était appréciable dans les prix qu’on pouvait espérer avoir dans une tranche entre 60 000 $ et 160 000 $ », a-t-il souligné.

En novembre dernier, c’était chose faite. « C’est vraiment l’occasion qui s’est présentée qui a fait qu’on est devenus propriétaires. On a bougé vraiment dans un bon moment », a constaté M. Baillargeon, en voyant le prix des maisons dans la région augmenter en flèche en raison de la demande plus élevée observée depuis quelques mois.

Photo Jérôme Landry

« Les maisons qui étaient à vendre durant les trois dernières années sont parties dans les six derniers mois de 2020. [...] Plusieurs familles sont venues s’installer aussi dans le coin récemment, le télétravail aidant », a-t-il analysé.

Il ne s’ennuie pas de Québec

Le technicien de la faune qui, pour réaliser son rêve de vivre en Gaspésie, a dû être muté du ministère de l’Environnement à celui des Forêts, de la Faune et des Parcs, ne s’ennuie pas de Québec, où il avait l’impression d’avoir fait le tour du jardin.

« Non, on a trouvé, ici, un peu ce qu’on trouvait à Limoilou. Avec peut-être un peu moins de commerces, mais quand même : une boulangerie, un traiteur, une épicerie fine. »

En quittant Québec, il s’est aussi éloigné encore un peu plus de sa famille élargie, qui vit dans les Cantons-de-l’Est.

« Mais bon, on a déjà appris que la distance, on est capable de vivre ça. » 

La mer à deux pas de chez elle  

Photo Nigel Quinn

 

De Québec aux Îles-de-la-Madeleine  

  • Audrey-Maude Chiasson | 27 ans   

Conseillère en urgences maritimes au Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM), ministère de l’Environnement


C’est au terme de ses études universitaires en statistiques que la Madelinienne d’origine, Audrey-Maude Chiasson, intègre la fonction publique à Québec, d’abord au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Les perspectives de carrière dans son domaine d’étude étant plus rares en région, Audrey-Maude se joint en 2019 au ministère de l’Environnement dans le but d’intégrer éventuellement le CEGRIM, une organisation interministérielle bien implantée aux Îles

Photo Nigel Quinn

« J’avais toujours cette volonté là de revenir aux Îles, par contre, ayant choisi un domaine assez particulier, j’avais quand même pas espoir de me trouver un emploi en statistique aux Îles. »

« Une nouvelle réalité »

Dans son nouveau poste, elle met toutefois en pratique ses connaissances en statistique, notamment dans l’évaluation des risques d’incidents maritimes. 

Avec le recul et dans la foulée de la pandémie, la ville est loin de lui manquer. « La région est beaucoup plus calme que la ville. Je peux profiter de l’environnement, de la nature des îles », a fait valoir celle qui se passionne pour la planche à pagaie.

Photo collaboration spéciale

« Tout le travail que je pourrais faire à Québec, je le fais ici. On a toutes les technologies informatiques pour travailler des Îles comme si on était dans un grand centre. »

« Il y a beaucoup de nouveaux arrivants, je pense que c’est une nouvelle réalité qui commence à s’installer, surtout que c’est plus facile de travailler à distance. » 

Une fière ambassadrice en devenir  

Photo Nigel Quinn

 

De Québec aux Îles-de-la-Madeleine  

  • Stéphanie Jomphe | 30 ans   

Technicienne en administration pour le Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM) au ministère de la Sécurité publique


Stéphanie a 17 ans lorsqu’elle quitte les Îles-de-la-Madeleine afin de poursuivre ses études à Québec, en bureautique.

Après une dizaine d’années passées à travailler pour la fonction publique dans la Capitale-Nationale, son conjoint, qui est lui aussi originaire des Îles, se fait offrir un emploi dans leur région natale pendant leurs vacances estivales.

« On ne pensait pas vraiment déménager, c’est arrivé comme ça », se souvient Stéphanie. Le couple, qui venait de fonder une famille, décide d’aller de l’avant.

« On voulait que nos enfants aient une belle jeunesse, comme nous on a eu aux Îles : pas avoir à stresser, jouer dehors sans avoir peur. »

Photo Nigel Quinn

Elle quitte donc son poste d’agente de secrétariat au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales à Québec pour devenir technicienne en administration au Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM), à Cap-aux-Meules.

Quatre ans plus tard, ils ne s’ennuient surtout pas des bouchons de circulation. « Ce n’est pas du tout le même rythme. »

Qualité de vie

« Pour moi, l’avantage d’être aux Îles, de la place pour aller marcher, il y en a à l’infini ! » Le terrain de jeu est vaste, pour cette adepte de motocross.

« C’est surtout la qualité de vie pour la famille qui nous a amenés ici. »

« Je ne me suis jamais sentie aussi utile à une communauté que là », fait valoir Stéphanie, qui se décrit maintenant comme une véritable « ambassadrice » des Îles. Elle participe prochainement à un salon virtuel de l’emploi afin de promouvoir les possibilités de carrière dans la fonction publique aux Îles.

« Il n’y a jamais eu autant de demandes pour déménager aux Îles. Il y a beaucoup de nouvelles constructions. Je vois des maisons à vendre, puis en deux jours, c’est vendu. » 

Une nouvelle vie qui a débuté en pleine tempête  

Photo Nigel Quinn

 

De Montréal aux Îles-de-la-Madeleine  

  • Isabelle Buisson | 37 ans   

Conseillère en urgences maritimes au Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM), ministère de la Sécurité publique


Après plusieurs années passées à Montréal, Isabelle, qui est native de Trois-Rivières, a commencé à ressentir le besoin de « ralentir la cadence ». Tannée de la routine « métro, boulot, dodo », celle qui travaillait alors comme conseillère en communication au quartier général de la Sûreté du Québec décide, presque « sur un coup de tête », de tenter sa chance sur un poste aux Îles-de-la-Madeleine, qu’elle obtient aussitôt.

« Ça s’est fait assez rapidement », se souvient-elle. Son déménagement s’avère tout à fait « rocambolesque ». En pleine tempête, au mois de novembre, elle se tape les 17 heures de route qui séparent Montréal et Souris, à l’Île du Prince-Édouard.

La traversée jusqu’à sa nouvelle vie aux Îles, qui prend normalement cinq heures, sera beaucoup plus longue que prévu... « Le bateau était resté pris dans la glace. On est resté pris deux jours dessus. Ç’a été mon baptême des Îles-de-la-Madeleine ! »

Elle a vite réalisé que la notion du temps, aux Îles, n’a rien à avoir avec celle de Montréal. Pour Isabelle, ce fut pour le mieux.

Photo Nigel Quinn

Aucun regret

Un peu plus de trois ans plus tard, Isabelle n’a aucun regret. D’autant plus avec le télétravail, dans le contexte actuel de pandémie. « J’avais un deux et demie à Montréal et je ne sais pas comment j’aurais fait. »

Surtout, aux Îles, elle a trouvé un conjoint, avec qui elle a maintenant un bébé, une maison et un chien qu’elle adore promener à la plage avant de commencer sa journée de travail.

« C’est plus relax. On prend le temps de vivre notre vie, tant familiale que professionnelle. L’horaire variable nous permet de finir à 15 h 30 quand il fait beau. On s’en va sur la plage, on s’en va marcher... »

Photo Nigel Quinn

Relations humaines

Rien à voir avec les fins de journée qu’elle a connues lorsqu’elle travaillait dans la métropole, avec les bouchons de circulation, dont elle ne s’ennuie « pas du tout ».

« Avant d’habiter à Montréal, je résidais à Longueuil. Il fait beau, tu pars du travail... C’est sûr que j’avais 45 minutes à faire dans le trafic. Ici, il n’y a pas ça ! »

Les relations humaines sont aussi différentes. Elle cite à titre d’exemple son voisin, qui vient déneiger son balcon l’hiver, sachant que son conjoint quitte tôt pour le boulot.

« C’est certain que la famille me manque », reconnaît Isabelle. Heureusement, les fonctionnaires en région éloignée ont droit à un voyage payé par année. Mais cette année, avec la pandémie, elle n’a pu se prévaloir de cet avantage. 

« Ça va faire un an que ma mère n’a pas vu ma fille de 16 mois », regrette Isabelle. En attendant le retour à la normale, elles se rabattent sur les outils technologiques pour garder le contact.

Le grand air de Rimouski et... le stationnement gratuit  

Photo Iften Redjah

De Québec à Rimouski  

  • Alexandre Laplante-Sauvageau | 28 ans   

Avocat à la direction générale des Affaires juridiques à la CNESST 


Pour le jeune avocat et grand sportif à ses heures qu’est Alexandre Laplante-Sauvageau, l’opportunité de déménager à Rimouski a constitué un véritable tremplin professionnel.

Après avoir terminé son barreau et fait un stage à la CNESST à Québec, il avait le choix entre un mandat à court terme, le temps que quelque chose se libère, ou un contrat de deux ans dans le Bas-Saint-Laurent.

Il ne s’en cache pas : l’idée de quitter sa vie à Québec lui occasionnait un certain stress. « Je suis originaire de Québec, j’ai fait toutes mes études là-bas, mes parents sont là-bas aussi », a-t-il relaté.

Photo Iften Redjah

Sa sœur étant déjà à Rimouski, il a décidé de faire le saut et de tenter l’expérience.

En amour avec la région

Il est finalement tombé en amour avec la région. Il s’estime maintenant chanceux d’avoir les monts Chic-Chocs à deux heures de route, en plus d’un paquet de centres de ski tout autour. À Rimouski même, il profite d’un nouveau centre sportif avec une piscine et un aréna offrant deux glaces, qui sont beaucoup moins occupés que les installations sportives à Québec.

Autre avantage : « Plus besoin de payer pour stationner au centre-ville, a-t-il souligné. Ça fait quand même une grosse différence versus Québec, où je devais payer 140 $ par mois pour le stationnement. »

L’accès à la propriété y étant facilité, il a récemment fait l’acquisition d’une maison avec sa conjointe, avec qui il partage sa vie depuis près de deux ans.

Photo Iften Redjah

« J’ai vraiment augmenté ma qualité de vie », résume Alexandre, qui n’a que de bons mots pour Rimouski. « Comme région, c’est vraiment idéal. On a la majorité des services. »

Parmi les choses qui lui manquent, il y a évidemment sa famille et ses amis à Québec dont il s’est éloigné.

« Mais mes parents, à leur retraite, sont maintenant intéressés à déménager au Bas-Saint-Laurent ! » 

Au pays des bleuets pour échapper à la surenchère immobilière  

Photo Agence QMI, Roger Gagnon

 

De Montréal à Saguenay  

  • Xavier Bhérer-Simard | 30 ans   

Enquêteur à la CNESST pour les dossiers de harcèlement sexuel


Après plus d’un an de télétravail, Xavier Bhérer-Simard peine à s’imaginer comment il aurait pu, avec sa conjointe et leur jeune fille, passer au travers de la pandémie, niché dans le trois et demi qu’ils partageaient à Montréal.

« J’ai bien aimé ma vie à Montréal. Quand j’étais étudiant, c’était le fun. Il y a toutes sortes d’activités, de spectacles. Maintenant, avec ma fille, c’est sûr que je suis devenu moins sorteux que je l’étais. Le fait d’avoir une famille, on se rendait compte qu’on bénéficierait du fait d’avoir un grand terrain, une maison et tout ça. »

Photo Agence QMI, Roger Gagnon

Le coût de l’immobilier dans la métropole a aussi pesé dans la balance. « Ça devient de plus en plus cher à Montréal et ça ne s’améliore pas présentement avec la COVID », a-t-il souligné.

À voir la surenchère immobilière, « ç’a été un bon move », constate M. Bhérer Simard qui, ayant grandi à Saint-Félicien, s’est du même coup rapproché de sa famille.

Avant de partir pour Saguenay, il travaillait depuis cinq ans dans les bureaux du Curateur public, situés à Longueuil. Il avait toujours été transparent quant à sa volonté de retourner éventuellement dans sa région natale. C’est finalement sa conjointe qui a décroché, en premier, un emploi au Saguenay.

Photo Agence QMI, Roger Gagnon

« Mes gestionnaires ont accepté que je fasse une semaine sur deux au bureau de Chicoutimi. Je pouvais travailler à distance sur mes dossiers de la Montérégie. Ç’a permis une belle transition. »

« Une bonne idée »

Il a finalement réussi à trouver un poste à la hauteur de ses attentes, cette fois à la CNESST, où il a été muté. Il voit d’un bon œil la régionalisation de postes de fonctionnaires qui se prépare. 

« C’est une bonne idée. La pandémie nous a montré que le télétravail, ça fonctionne. On réussit à performer et à faire notre travail quand même. »