/opinion/columnists
Navigation

Woke vs anti-woke

Coup d'oeil sur cet article

La course à la mairie de Montréal en novembre prochain va-t-elle se jouer sur ce thème majeur ? Si l’on en croit le gazouillis de Denis Coderre en réaction à ma chronique de samedi sur le refus de la mairie de Montréal d’accepter que 300 mètres de trottoir à Outremont soient baptisés promenade Camille-Laurin, on peut le croire.

Denis Coderre a réagi ainsi sur les réseaux sociaux : « Camille Laurin est un des grands de notre nation québécoise. Il est indécent que l’actuelle administration de Montréal n’accepte pas qu’on le reconnaisse dans le quartier où il a vécu, sur le campus de l’université où il a enseigné. Pour métropole inclusive et non dogmatique » (sic).

Les adversaires de Denis Coderre douteront de la sincérité du nouvel homme très aminci, souriant et adepte d’une politesse à l’extrême opposé de ses gueulages du passé. Pour eux, l’ex-maire Coderre, 57 ans, est de loin le plus politicailleur des politiciens à l’ancienne manière.

Découvrez À haute voix, une série balado sur les enjeux de la société québécoise contemporaine, par Denise Bombardier.

Espoir

Pour d’autres, dont tous les Québécois qui sont désemparés par les revendications en forme de déclarations de guerre des militants à plein temps du wokisme, ce mouvement racialiste militant que décrit si bien Mathieu Bock-Côté, la déclaration de Denis Coderre sera reçue comme une option et un espoir.

Denis Coderre fait référence à la nation québécoise si malmenée, si humiliée et si calomniée par les temps qui courent. Le geste posé par la mairie de Montréal à l’endroit de Camille Laurin soulève depuis deux jours une indignation à la grandeur du Québec. C’est un geste, d’ailleurs, qui illustre bien les méfaits de la politique de diversité revue par le dogmatisme auquel fait allusion Denis Coderre.

Il est fort à parier que la campagne en vue des prochaines élections à Montréal consistera en deux camps opposés. Les wokes à la Valérie Plante et les anti-wokes à la Denis Coderre. Qui l’eût cru ?