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Agressivité envers les élus: l’UMQ veut protéger les adresses des candidats

Agressivité envers les élus: l’UMQ veut protéger les adresses des candidats
Photo d'archives, Didier Debusschère

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Dans un contexte d’agressivité ambiante envers la classe politique, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame que les adresses de résidence des candidats aux élections municipales ne soient plus connues du public.

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C'est l'une des recommandations faites par la présidente de l’UMQ, Suzanne Roy, mardi matin, lors des consultations particulières sur le projet de loi 49 portant sur les élections dans les municipalités. 

D’après elle, on devrait «retirer l’obligation de publier l’adresse des candidats dans l’avis public du scrutin. Les candidats aux élections municipales sont les seuls à être soumis à cette obligation. Cela n’existe pas au fédéral et ça n’existe pas plus à Québec». Convenant qu’il est nécessaire de vérifier les adresses pour déterminer l’éligibilité des prétendants, Mme Roy estime du même souffle que «ce n’est pas nécessaire de les publier dans les journaux». 

Cela est particulièrement vrai «dans un contexte où la polarisation de l’opinion publique fait en sorte que les propos sont de plus en plus agressifs et intimidants envers la classe politique. Le ton monte rapidement et il est impossible de prévoir jusqu’où une crise peut aller», a-t-elle ajouté.  

Selon son raisonnement, «il est primordial de protéger la vie privée des élus municipaux. C’est une question de sécurité, mais aussi de respect». 

Le «décorum» des conseils municipaux

Répondant à une question d'Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales, Mme Roy s'est dite mal à l'aise à l'idée que les citoyens puissent filmer les séances des conseils municipaux, car cela pourrait nuire au «décorum» dans ces forums démocratiques locaux. 

«Nous serions en grand désaccord de dire qu’un citoyen pourrait lui-même venir filmer des parties de séances et en faire ce qu’il voudrait, a-t-elle dit. À partir du moment où une municipalité transmet la diffusion des séances, qu’il y a des journalistes régis par un code d’éthique qui rapportent les séances [...] il ne doit pas y avoir d’autorisation aux citoyens d’aller filmer des parties de séances publiques ou même de périodes de questions.» 

La question ne se pose évidemment pas en ce moment, puisque les séances des conseils municipaux se déroulent de façon virtuelle, à cause de la pandémie.  

Dans un autre ordre d’idées, Mme Roy a vivement regretté que le remboursement des dépenses électorales, par le Directeur général des élections (DGE), prenne parfois beaucoup de temps. Dans certains cas, le retard irait jusqu’à 18 mois, a-t-elle révélé, en plaidant pour un délai maximal de six mois.