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Comment le Québec chasse ses immigrants

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Si l’on cherchait une nouvelle manière d’illustrer combien le Québec est une société distincte, on l’a certainement trouvée quand Ottawa a annoncé son intention d’accélérer l’obtention de la résidence permanente pour 90 000 immigrants dits travailleurs essentiels ou étudiants diplômés.

Alors qu’une importante pénurie de main-d’œuvre affecte les entreprises du Québec, le gouvernement Legault refuse d’accélérer ses processus.

Entretenir la pénurie de main-d’œuvre

Avec la fameuse ritournelle « en prendre moins, mais en prendre soin », la CAQ disait vouloir mieux traiter les immigrants que les gouvernements précédents.

Depuis, on a vu un cafouillage sans nom sur la question du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), à un point tel que les plaintes montent en flèche au bureau du Protecteur du citoyen.

La prochaine fois qu’un élu de la CAQ va déplorer le fait que plusieurs immigrants quittent le Québec dans l’année après leur arrivée, ce serait bon de lui rappeler que c’est la faute de SON gouvernement, qui laisse traîner les dossiers en longueur quand il n’en perd pas tout simplement la trace.

Installez-vous ailleurs

On a beau trier sur le volet nos immigrants en fonction de leur maîtrise du français et de leur aptitude à intégrer le marché du travail raidement, si on ne leur donne aucun espoir d’obtenir la résidence permanente avant la retraite, à quoi bon ?

Et j’exagère à peine. 

Hors Québec, obtenir la résidence permanente est une question d’environ 2 ans.

Au Québec, c’est un chemin de croix qui peut prendre plus de 6 ans. Quel choix feriez-vous ?

Après ça, qu’on ne vienne pas pleurer que les immigrants quittent massivement le Québec pour les provinces voisines ! Plutôt que de voir se multiplier les délais et les écueils, aussi bien leur montrer tout de suite la porte du Canada anglais. 

Au moins, ils ne perdront pas de précieuses années à attendre un jour qui pourrait ne jamais venir.