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Port-Cartier: un «shut down» sous haute surveillance

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La compagnie ArcelorMittal a renforcé, jeudi, ses mesures sanitaires en prévision de l’entretien préventif de son usine de boulettes de fer de Port-Cartier prévu entre le 1er et le 15 mai.

488 travailleurs, dont 48% provenant de l’extérieur de la Côte-Nord, convergeront vers la ville nord-côtière de 7000 citoyens. Ce flot de travailleurs soulève des enjeux de santé publique alors que le nombre de cas positifs à la COVID-19 ne cesse d’augmenter sur la Côte-Nord.

Conscient des risques d’introduction du virus par ces travailleurs de la construction, ArcelorMittal a mis en place un protocole plus strict.

«On a fait des arrêts similaires l’automne dernier. On a l’expérience, il n’y a eu aucun foyer d’éclosion à cette époque-là. Là, on va encore plus loin avec des mesures additionnelles pour notre arrêt majeur du mois de mai», a expliqué à TVA Nouvelles la directrice des communications d’ArcelorMittal, Annie Paré.

En plus des règles déjà imposées par la Santé publique aux travailleurs de l’extérieur, comme celles de ne pas fréquenter les restaurants, les gyms et de respecter le couvre-feu de leur région d’origine, un test de dépistage obligatoire est imposé. Chaque entrepreneur doit avoir ses propres installations sanitaires pour minimiser les contacts avec les travailleurs d’ArcelorMittal.

Aussi, une entrée secondaire au site d’ArcelorMittal a été aménagée pour accéder au chantier. Des heures d’entrée et de sortie pour les travailleurs ont été attribuées aux entreprises afin d’éviter les goulots d’étranglement et les contacts entre travailleurs.

«Nos gestionnaires et l’équipe de la santé et sécurité au travail seront sur le terrain en tout temps, ils vont assurer une surveillance accrue. On va faire en sorte que les mesures soient respectées en tout temps, c’est extrêmement important pour nous», a souligné Annie Paré.

Le maire de Port-Cartier s’est dit satisfait des mesures mises en place par ArcelorMittal. «On devrait passer à travers ce “shut down” là sans avoir de contamination ici, à Port-Cartier, même si le risque zéro n’existe pas», a fait remarquer Alain Thibault.

Il s’attend à ce qu’une surveillance soit exercée pendant l’arrêt de production. La Commission des normes de l’équité de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et la direction de la Santé publique ont travaillé en collaboration avec ArcelorMittal.

«Il y a des audits qui vont être fait à tous les jours pour s’assurer que les mesures de protection contre la COVID-19 sont respectées, a indiqué le directeur de santé publique de la Côte-Nord, Richard Fachehoun. Il y a une combinaison de mesures pour protéger la population. On fait un suivi serré de la situation et des mesures en place.»

Le maire Alain Thibault souhaite aussi que les commerçants de sa ville soient très attentifs et fassent notamment respecter le confinement préventif de sept jours obligatoires pour les travailleurs de l’extérieur de la région.

«Qu’ils fassent respecter les règles de distanciation, qu’ils fassent respecter les directives de la Santé publique pour ne pas que ce soit le free for all à Port-Cartier.»