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La défense de la mairesse de Chandler atteint le quart de million

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La facture du combat juridique de la mairesse de Chandler pour faire invalider une suspension de 180 jours que lui a imposée la Commission municipale du Québec (CMQ) vient d’atteindre 250 000 $ avec l’ajout de nouvelles factures totalisant 38 000 $. 

«Un quart de million! Que dire de plus! J’ai envie de vomir, je suis frustré, déçu, enragé pour le conseil municipal et les contribuables de Chandler. Ça nuit directement au développement du grand Chandler», lance le pro-maire Bruno-Pierre Godbout, qui siège à la place de la mairesse déchue, Louisette Langlois, le temps qu’elle purge sa sanction.

Le quart de million de dollars a été atteint jeudi lorsque le conseil municipal a approuvé les plus récentes factures de l’avocat de Mme Langlois, Me Charles Caza, pour les mois de janvier à mars.

Louisette Langlois a été reconnue coupable en décembre de 20 manquements au code d’éthique et de déontologie de Chandler. La CMQ a estimé que l’élue s’était placée en conflit d’intérêts dans le processus entourant une plainte devant la CNESST en divulguant des informations confidentielles et en guidant un citoyen dans une demande d’accès à l’information à la Ville alors qu’elle était responsable du dossier.

Mme Langlois, qui purge sa sanction depuis le 11 janvier, avait déjà été suspendue à deux reprises dans le passé en lien avec d’autres dossiers.

La Ville tentera de récupérer sa mise

La Ville, qui paie pour la défense de Mme Langlois, tentera de récupérer ces dépenses sur la base de l’article 711.19.1 du Code municipal du Québec qui prévoit qu’une municipalité doit assumer la défense d’un élu dans l’exercice de ses fonctions, pourvu que les frais soient «raisonnables».

«Aussitôt que le jugement de la Cour supérieure sera sorti, notre procureur va entamer les démarches assez rapidement», explique le pro-maire, faisant référence à la démarche entreprise par la mairesse pour faire annuler sa suspension devant cette cour.

Sa contestation doit être entendue lundi à la Cour supérieure, à Montréal.