/entertainment/tv
Navigation

«Le Serpent»: tout ce qu’il faut savoir!

«Le Serpent»: tout ce qu’il faut savoir!
Capture d'écran

Coup d'oeil sur cet article

Coproduite par la BBC et Netflix, la série «Le Serpent», inspirée d’événements réels, passionne les téléphiles depuis sa sortie. Personnages plus grands que nature, paradis artificiels, paysages à couper le souffle: cap sur un périple en eaux troubles. 

Sur la route... du crime

L’histoire est inspirée du périple meurtrier du tueur en série français Charles Sobhraj, qui aurait assassiné au moins 18 personnes dans le sud de l’Asie au cours des années 1970. Surnommé «Le Serpent» ou «The Bikini Killer», Sobhraj s’en prenait surtout aux touristes qui parcouraient la «hippie trail», un trajet aux contours flous qui allait de la Turquie à Katmandou, au Népal, sillonnant au passage l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde. Il droguait ses victimes avant de les dépouiller et de les assassiner.

Un tueur charismatique

Considéré comme un psychopathe, Charles Sobhraj a connu une existence rocambolesque dont certains détails semblent tout droit sortis d’un scénario hollywoodien. Né au Vietnam mais élevé en France, le jeune homme a flirté avec le crime dès la fin de l’adolescence. Réfugié en Inde au début des années 1970 pour fuir la police française, il usait sans scrupules de son charme pour mener ses combines à bien. Son évasion de prison en 1986 le prouve: Sobhraj a organisé une grande fête au pénitencier et drogué ses gardiens en leur offrant des sucreries aux somnifères! Rentré en France en 1997, il y a mené la belle vie jusqu’à son arrestation lors d’un séjour au Népal. Condamné à la prison à vie pour deux meurtres, dont celui du Québécois Laurent Carrière, le tueur de 77 ans croupit toujours derrière les barreaux.

Une complice québécoise

On connaît peu l’histoire de Marie-Andrée Leclerc au Québec, et pourtant... Cette secrétaire médicale originaire de Lévis a fait la connaissance de Charles Sobhraj en Inde au milieu des années 1970. Appréhendée en 1976 et accusée d’avoir participé au meurtre de deux touristes, la jeune femme a nié sa culpabilité, affirmant avoir été sous le joug de Sobhraj. La journaliste Huguette Laprise, qui s’est rendue en Asie à trois reprises pour enquêter sur l’affaire, a pourtant confié lors d’une entrevue avoir découvert des faits et des témoignages accablants au cours de ses recherches. Acquittée d’un meurtre et condamnée pour l’autre, Leclerc a fait appel du jugement et a été libérée de prison en 1980. Trois ans plus tard, on l’a autorisée à rentrer au Québec, car elle souffrait d’un cancer des ovaires. La globe-trotteuse s’est éteinte le 20 avril 1984 à l’âge de 38 ans, emportant son secret avec elle.

Secrets de tournage

-Le choix de l’actrice britannique Jenna Coleman pour camper le personnage de Marie-Andrée Leclerc a fait tiquer bien des internautes, qui ont exprimé leur déception sur les réseaux sociaux. Coleman a beau avoir suivi des leçons de français, le naturel n’y est pas. Charles Sobhraj, pour sa part, est joué par le Français Tahar Rahim.

- Le tournage s’est surtout déroulé en Thaïlande, où les artisans ont travaillé d’arrache-pied pour reproduire les décors d’autres pays comme l’Afghanistan, le Népal et la France.

- La pandémie a forcé les producteurs à interrompre le tournage, mais leur a aussi donné le temps nécessaire pour retravailler certaines scènes qu’ils jugeaient moins réussies.

- L’équipe créative de la série n’a eu aucun contact avec Charles Sobhraj, par respect pour les familles des victimes. Par contre, plusieurs personnes ayant participé à sa traque en Asie ont visité le plateau de tournage, dont le diplomate néerlandais Herman Knippenberg.