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«Mortal Kombat» de retour au cinéma!

Mortal Kombat
Courtoisie Entertainement Weekly / Mark Rogers/New Line/Warner Bros.

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Après deux adaptations cinématographiques - plus ou moins réussies - dans les années 1990, la saga vidéoludique culte «Mortal Kombat» revient au grand écran avec un film qui s’annonce sanglant. On nous promet même le meilleur film de combat de tous les temps... 

Un jeu qui fait jaser

Lancé en 1992 pour concurrencer Street Fighter, le jeu d’arcade «Mortal Kombat» a connu un grand succès populaire et donné naissance à une franchise de 14 jeux (11 jeux principaux et trois jeux dérivés). La saga vidéoludique de Midway Games s’est taillé une belle réputation auprès des amateurs du genre pour sa violence graphique poussée à l’extrême. Mais les fameuses «fatalités» - qui permettent aux joueurs d’exécuter un adversaire de façon brutale à l’issue d’un combat - ont beaucoup fait jaser. Un an après la sortie du premier «Mortal Kombat», le Congrès américain s’est penché sur le sujet, et le sénateur Joseph Lieberman a vivement critiqué le jeu pour son ultraviolence. En Allemagne, les autorités ont même fait saisir, en 1994, tous les exemplaires de «Mortal Kombat» parce qu’ils mettaient en scène des «actes cruels envers les individus».

Une troisième adaptation au cinéma

Réalisé par Simon McQuoid, le nouveau «Mortal Kombat» est la troisième adaptation au grand écran du jeu vidéo. C’est Paul W.S. Anderson qui s’est lancé le premier dans l’aventure en 1995, bien avant d’adapter au cinéma un autre jeu culte, «Resident Evil». Ce premier «Mortal Kombat» a obtenu un beau succès commercial pour l’époque, avec 122 millions de dollars de recettes au box-office mondial pour un budget de 18 millions de dollars, malgré quelques critiques assassines sur la qualité du scénario et des dialogues. L’adaptation suivante, «Mortal Kombat: destruction finale», réalisée par John R. Leonetti en 1997, a fait nettement moins bien, avec seulement 55 millions de dollars de recettes pour un budget de 30 millions de dollars. Cet échec commercial a porté un coup fatal à la saga, qui a mis du temps avant de renaître de ses cendres. En 2005, un troisième volet, baptisé «Mortal Kombat: Devastation», a été mis sur les rails, mais les décors construits pour le film ont été dévastés par l’ouragan Katrina, et le projet a été abandonné. Finalement, il a fallu attendre 15 ans pour assister à un «reboot» de la saga réalisé par Simon McQuoid, qui s’est donné pour mission de faire «le meilleur film de combat jamais réalisé».

Un film fidèle au jeu

Les inconditionnels du jeu vidéo avaient été déçus que les deux premières adaptations de «Mortal Kombat» au cinéma n’accordent pas suffisamment d’importance aux fatalités. Cette fois, ils devraient être satisfaits. «Nous voulions que le film soit vraiment authentique et brutal», a expliqué Simon McQuoid en entrevue à «Entertainment Weekly». Ce dernier a ainsi tenu à montrer, pour la première fois au grand écran, les mises à mort spectaculaires qui sont devenues la marque de fabrique de la saga vidéoludique. L’acteur Lewis Tan a d’ailleurs confié avoir eu l’estomac retourné plus d’une fois durant le tournage, alors que des centaines de litres de faux sang ont été déversés au milieu des prothèses de bras et autres faux membres arrachés. «Il y a eu quelques jours sur le plateau où je me suis senti physiquement mal à l’aise», a confié l’interprète de Cole Young au site Comic Book. Mais le producteur Todd Garner a quand même tenu à rassurer les âmes sensibles en expliquant qu’on était encore loin du niveau de violence atteint par les jeux vidéos. «Si on devait comparer les deux, je dirais que le film, c’est comme Bambi», a-t-il confié à «The Verve».

Un nouveau «kombattant» dans l’arène

L’histoire du nouveau film est celle du personnage de Cole Young (interprété par Lewis Tan), un combattant d’arts martiaux mixtes sur le déclin qui porte sur le torse une tache de naissance ressemblant étrangement au dragon de «Mortal Kombat». Cette marque lui vaut d’être traqué par l’empereur de l’Outre-Monde, Shang Tsung (incarné par Chin Han), qui lance à ses trousses le mercenaire cryomancien Sub-Zero (joué par Joe Taslim). Notre combattant trouve alors refuge au temple du seigneur Raiden (campé par Tadanobu Asano, qui prend la relève de Christophe Lambert dans le rôle), où s’entraînent quelques-uns des meilleurs guerriers de la planète. En découvrant le nom de Cole Young, les inconditionnels des jeux n’ont pu que constater que ce personnage n’apparaissait pas du tout dans la saga vidéoludique. De fait, ce combattant a été créé spécialement pour les besoins du film. En plus d’introduire ce nouveau héros dans l’arène, le réalisateur Simon McQuoid a fait le choix de faire une croix sur un personnage culte du «Mortal Kombat» de 1995, Johnny Cage (joué à l’époque par Linden Ashby).

Un redoutable adversaire

Principal méchant du nouveau «Mortal Kombat», le mercenaire Sub-Zero est incarné par Joe Taslim. Comme Lewis Tan, l’acteur indonésien possède une solide expérience en arts martiaux. Avant de faire son trou à Hollywood et de jouer le méchant du sixième volet de «Rapides et dangereux» en 2013, Joe Taslim a aussi mené une brillante carrière de judoka au sein de l’équipe nationale de judo de l’Indonésie de 1997 à 2009. Il a ainsi remporté une médaille d’or aux championnats de judo de l’Asie du Sud-Est en 1999. De quoi donner au personnage de Sub-Zero une belle dimension physique à l’écran. «Joe Taslim est un athlète et il le montre. La présence qu’il apporte à ce personnage est tout simplement extraordinaire», a salué le réalisateur de «Mortal Kombat» Simon McQuoid au site Comic Book.

Un vrai expert en arts martiaux

Pour incarner Cole Young, Lewis Tan s’est inspiré d’un vrai combattant de l’UFC, Jorge Masvidal. L’acteur a beaucoup étudié la façon dont l’athlète évoluait dans l’octogone afin de se mettre dans la peau d’un athlète d’arts martiaux mixtes. Mais Lewis Tan, qu’on a pu voir au petit écran dans la série d’arts martiaux «Into the Badlands», s’est aussi servi de sa propre expérience. En effet, l’acteur est loin d’être un novice en matière de sports de combat. Avant de fréquenter les plateaux de tournage, il est souvent monté sur le ring pour prendre part à des combats de kickboxing et de boxe thaïlandaise, deux disciplines dans lesquelles il excelle. Lewis Tan a également la particularité d’avoir campé brièvement le personnage d’un autre «kombattant», Kung Jin, en 2015, dans la websérie «Mortal Kombat X: Generations», rapidement annulée au bout d’une saison.