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Deux arbitres québécoises en deuil du Championnat mondial de hockey féminin

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Deux arbitres québécoises devront faire leur deuil d’officier pour une première fois lors d’un Championnat mondial de hockey féminin, car le tournoi qui devait débuter le 6 mai prochain à Halifax, en Nouvelle-Écosse, a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19. 

L’arbitre Elizabeth Mantha de Longueuil, en Montérégie, et la juge de ligne Jessica Chartrand, de Lochaber, en Outaouais, faisaient partie de la liste des 22 officiels provenant de six pays retenus par la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) pour veiller au bon déroulement du tournoi qui aurait impliqué 10 équipes des quatre coins du monde.

L’arbitre de hockey québécoise Elizabeth Mantha
PHOTO COURTOISIE
L’arbitre de hockey québécoise Elizabeth Mantha

Même si elles roulent leur bosse depuis une dizaine d’années avec un chandail rayé sur le dos, tant dans des ligues élites féminines que masculines, les deux jeunes femmes en auraient été à leur première expérience en Division I au Championnat mondial de hockey féminin des plus de 18 ans.

«Ce fut à la fois une surprise et une déception, car j’étais à une journée de mon départ et j’avais suivi tous les protocoles imposés par Hockey Canada et l’IIHF», admet Jessica Chartrand, qui était toujours sous le choc lors de sa conversation avec l’Agence QMI samedi matin.

Elizabeth Mantha a préféré ne pas commenter la décision du gouvernement de la Nouvelle-Écosse d’annuler le tournoi, elle qui avait aussi mis les bouchées doubles côté entraînement pour être fin prête pour l’occasion.

Exigeant

Mantha, 30 ans, et Chartrand, 27 ans, ont gravi les échelons un à un pour atteindre ces niveaux d’excellence. La route est longue et ardue pour tout arbitre, encore plus pour des femmes dans un milieu encore à prédominance masculine.

«C’est plus exigeant, la barre est plus haute, croit Elizabeth Mantha, qui est la sœur d’Anthony, joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH). Il y a tout de même eu une grande amélioration au fil des ans, mais nous sommes encore souvent mises à l’épreuve et il faut prouver que nous avons notre place sur la patinoire», ajoute l’ancienne défenseure des Carabins de l’Université de Montréal.

«C’est plus difficile, surtout dans des matchs masculins», confirme Jessica Chartrand, elle qui est bien placée pour faire le jeu des comparaisons, car son conjoint, Maxime Caron, est aussi arbitre au hockey.

Ligue nationale

La vague de changement qui souffle sur plusieurs sports professionnels, notamment avec la participation de Sarah Thomas comme officiel au Super Bowl 2021, est toutefois porteur d’espoir pour les femmes comme arbitres dans la LNH.

«Je pense que ça s’en vient. En tout cas, j’aimerais le voir de mes yeux», souligne Elizabeth Mantha, elle qui vise davantage les Jeux olympiques que la LNH, bien qu’elle admette que cela demeure un «rêve fou» dans son esprit.

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