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La dette du Canada est loin d’être la pire

Fedbudget  20210419
Photo La Presse canadienne Chrystia Freeland
Ministre fédérale des Finances

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ 

Mardi dernier, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, a vanté la posture économique du Canada comparativement à d’autres pays développés, malgré les déficits passés et futurs des budgets fédéraux. « Le ratio dette-PIB du Canada demeure le plus bas du G7 », a-t-elle dit, en chambre. Le ratio dette-PIB est le pourcentage de la dette en fonction de la valeur des biens et services produits en une année. Il est normalement utilisé pour avoir une idée de l’endettement relatif d’un pays.

LES FAITS 

Selon des chiffres récents du Fonds monétaire international (FMI), la ministre Freeland a raison, à condition de considérer la dette nette du Canada. Selon les estimations du FMI, qui tient compte de l’endettement des gouvernements provinciaux et locaux, la dette nette du Canada équivalait à 33 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2020, devant l’Allemagne (50 %), les États-Unis (103 %) et tous les autres pays du G7. À cet égard, les projections du FMI anticipent que le Canada restera en tête du G7 pour les cinq prochaines années. La dette nette équivaut à toutes les sommes que doit le Canada (dette brute) moins ses actifs financiers (par ex., valeur des prêts consentis, actions d’entreprises, etc.). Selon les experts que nous avons consultés, la dette nette est un meilleur indice que la dette brute pour calculer le poids des créances sur un pays.

—Pascal Dugas Bourdon

Chiffre de la semaine: 83 167 

C’est le nombre d’interventions réalisées par les pompiers de Montréal en 2020, une diminution de 29 % par rapport à 2019, année au cours de laquelle 116 741 interventions ont été réalisées.

La Ville de Montréal affirme que les risques liés à l’activité humaine ont été moins élevés en raison de l’arrêt ou la diminution des activités commerciales, culturelles, industrielles et d’affaires causés par la pandémie.

En plus de la diminution des activités, le Service de sécurité incendie de Montréal a été moins sollicité pour répondre aux urgences médicales comme il le fait habituellement en soutien aux ambulanciers. Le service de premier répondant a en effet été mis sur pause durant les premières semaines de la pandémie le printemps dernier, expliquant une partie de la baisse des interventions.

—Charles Mathieu

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