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«Star Académie»: Alex McMahon, magicien de la musique

«Star Académie»: Alex McMahon, magicien de la musique
Joël Lemay / Agence QMI

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Les musiques des divers tableaux des variétés de Star Académie, c’est à lui qu’on les doit. Le directeur musical Alex McMahon détient l’important rôle d’imbriquer avec fluidité les chansons des «medleys», d’apporter une couleur unique aux morceaux des invités, de faire sonner comme une tonne de briques les mélodies qui résonnent en studio.

«Mon rôle est de faire en sorte que les idées musicales longuement – ou rapidement! – méditées par le comité de contenu (comme les différents producteurs, NDLR), même les plus folles, puissent se réaliser, et que ça sorte bien», résume celui qui a aussi occupé des sièges semblables aux émissions En studio, Mix sonore, Y’a du monde à messe, Microphone et au Gala de l’ADISQ.

Plus qu’une montagne russe

Alex McMahon n’est pas responsable du choix des titres qui seront interprétés pendant les soirées de galas de Star Académie, mais c’est lui qu’on mandate de fignoler des assemblages heureux dans les différents numéros (dont les pots-pourris des artistes invités ou les segments spéciaux comme celui des «tubes de discothèques», la semaine dernière).

Il signe les arrangements des chansons jouées et contacte des musiciens supplémentaires lorsque nécessaire. Toute la «livraison musicale» des variétés, en somme, passe par son filtre.

«Star Académie»: Alex McMahon, magicien de la musique
Joël Lemay / Agence QMI

L’homme ne cache pas que sa tâche de devoir charcuter des bouts de chansons pour les faire entrer dans un «medley» à durée prédéfinie est parfois ingrate. Même dans les prestations des candidats en danger, les pièces sont raccourcies, ce qui lui occasionne parfois de joyeux casse-têtes.

«J’essaie de faire ça le plus harmonieux possible, qu’il y ait une courbe de progression pour qu’on vive quelque chose. C’est peut-être le plus difficile de mon travail: que ça ne soit pas seulement une montagne russe. Je suis content d’un "medley" comme celui de Vincent Vallières (la semaine dernière, NDLR), où on partait d’un point A pour se rendre à un point B, sans faire le tour de tous les villages...»

Paritaire

Outre les collaborateurs sporadiquement sollicités, le groupe de musiciens «maison» de Star Académie compte quatre personnes, Fabienne Gilbert (basse), Maxime Bellavance (batterie), Éléonore Pitre (guitare) et Alex McMahon lui-même.

Ce dernier n’est ainsi pas peu fier de révéler que son «band» est paritaire, avec deux hommes et deux femmes à son bord.

«Le premier "band" paritaire en Amérique du Nord. Le La Parité Blues Band! On s’appelle Les Toupets, parce que les deux filles ont des toupets! Ce sont deux filles que je trouvais excellentes et vraiment "cool", elles ont beaucoup de charisme. Les gens les adorent. Le fait que ça soit paritaire joue beaucoup dans le succès du "band", et ce n’était pas une demande de la production. C’est vraiment une initiative personnelle.»

«Ça rend mon travail agréable et beaucoup moins stressant de savoir que je peux faire confiance à mes musiciens, continue Alex. J’ai confiance en leur talent et leur professionnalisme. Souvent, après des journées de 15 heures, on reste dans notre loge à prendre une bière, parce qu’on a besoin de jaser. On est comme une petite famille!»

Du talent des académiciens, Alex McMahon se dit impressionné.

«On a vraiment été épatés de leur capacité à apprendre beaucoup, beaucoup de choses chaque semaine. La charge de travail que nous et Gregory leur demandons est colossale.

Ils veulent apprendre et font les efforts nécessaires. On a vu la progression de leur aisance, de leur timbre de voix et de leur personnalité artistique.»

Les deux derniers variétés de Star Académie seront présentés les deux prochains dimanches, 25 avril et 2 mai, à 19 h, à TVA.

Laurence Nerbonne apporte sa touche à l’album Star Académie

Lancé plus tôt cette semaine, l’album Star Académie a fait office «d’académie» non seulement pour ses jeunes chanteurs, mais également pour les cinq réalisateurs qui ont dirigé les candidats en studio au moment d’enregistrer leur pièce.

Dans le lot, un visage connu, celui de Laurence Nerbonne, a guidé Zara Sargsyan dans son interprétation de J’ai douze ans, et Annabel Oreste dans sa prestation sur S’il suffisait d’aimer.

Le disque ayant été enregistré en quatrième vitesse dans le contexte de la pandémie, Laurence affirme n’avoir pas eu beaucoup de temps pour accompagner ses jeunes protégées comme elle l’aurait voulu. Les rencontres se sont faites essentiellement en vidéoconférence. Mais l’auteure-compositrice jugeait crucial d’être à l’écoute de ses interprètes, pour arranger à leur goût les classiques qu’elles revisitaient et les remanier au goût du jour.

«J’ai voulu respecter les volontés des filles, explique Laurence. Elles ont leur personnalité et elles voulaient quelque chose en particulier. On a parlé brièvement de leurs directions, de leurs influences. Zara voulait un côté plus "jazzy", au piano; elle m’avait mentionné Diana Krall en référence. Annabel, elle, voulait un côté un peu plus R&B. On a parlé d’Ariana Grande et de la chanteuse française Yseult.»

Habituée de réaliser ici et là, dont son plus récent album, OMG, Laurence Nerbonne se dit heureuse des apprentissages qu’elle emmagasine en collaborant dans l’ombre avec d’autres artistes.

«Ça me décolle de mes propres choses, et me permet d’avoir une autre perspective. De travailler avec des gens qui voient la musique autrement, ça m’amène à penser différemment, à sortir de mes "patterns", à apprendre au niveau technique, à être à l’écoute. Après, je deviens une meilleure réalisatrice pour moi et pour les autres, et ça crée de belles rencontres avec les gens.»

L’album Star Académie est disponible en format physique, ensaché avec un numéro hors série du magazine 7 Jours entièrement consacré à l’émission. On peut aussi se le procurer en version numérique sur toutes les plateformes d’écoute en continu et de téléchargement.