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Violence conjugale: chaque féminicide ravive des plaies encore vives pour des victimes

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Diane Tremblay L’intervenante Caroline Hallé, de la Maison Denise-Ruel dans la région de Québec, montre un rideau de fer afin d’assurer la sécurité des femmes hébergées.

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Il y a les blessures qu’on voit et celles qu’on ne voit pas et qui ont des conséquences tout aussi dévastatrices pour les femmes victimes de violence conjugale. Chaque fois qu’un féminicide survient au Québec, la peur refait surface.

« Et si c’était moi, la prochaine ? » 

Cette inquiétude est omniprésente dans l’esprit des femmes, même des années après la séparation, surtout quand il y a des enfants nés de l’union.  

Le Journal a assisté récemment, dans la région de Québec, à un cercle de discussions avec des femmes victimes de violence conjugale qui s’en sont sorties et qui tentent maintenant de se reconstruire. 

Garde des enfants

Même si elles préféreraient tourner la page, plusieurs femmes doivent continuer d’avoir un lien avec leur ex-conjoint pour la garde des enfants. 

« Je ne peux pas les protéger lorsqu’ils sont chez leur père et la DPJ [Direction de la protection de la jeunesse] me dit qu’ils ne peuvent rien faire, relate Nathalie*. Je ne serais pas surprise qu’il leur arrive quelque chose, ils sont à risque au quotidien. Ça prend une bagatelle pour faire monter la colère, et qu’il se détache de la réalité. » 

Avec ce qui est arrivé à Elisapee Angma, Marly Edouard, Nancy Roy, Myriam Dallaire, Sylvie Bisson, Carolyne Labonté, Nadège Jolicœur et les autres, les femmes entendues au cours de cette activité organisée par la Maison Denise-Ruel se sentent directement interpellées chaque fois que survient un féminicide.

« Mal dans mes tripes »

« Ça m’est rentré dedans, la nouvelle du 10e féminicide. Ça me fait mal dans mes tripes. Ça me dépasse. Je suis ébranlée », confie Alicia*. 

S’il est vrai que la violence conjugale a fait l’objet d’une plus grande attention médiatique depuis le début de la pandémie, la responsable du soutien clinique chez SOS violence conjugale, Claudine Thibaudeau, constate elle aussi que les situations dénoncées se sont aggravées. 

« Il y a eu une escalade de la violence. Ça n’a pas créé de nouvelles situations. Ce ne sont pas des gens où il n’y avait pas de violence avant, et tout à coup il y en a. Ce sont des situations où il y en avait, mais à plus faible intensité, et la pandémie a donné lieu à une escalade pour plusieurs raisons. »

Séquestrées à la maison

« Là, on ne va plus travailler au bureau. L’isolement est beaucoup plus important. Il y a des femmes qui nous ont confié qu’au lieu d’être en confinement, elles se sentent carrément séquestrées chez elles. »

Depuis les féminicides, le volume d’appels a augmenté de manière significative chez SOS violence conjugale.


*Les prénoms ont été changés par mesure de sécurité. Certains détails ont été omis volontairement pour protéger les participantes.

Une aide qui est grandement appréciée     

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Les maisons d’hébergement pour victimes de violence conjugale accueillent positivement les 92 millions $ promis hier par Québec, qui leur permettra de rejoindre plus de femmes alors qu’elles craignent encore une hausse de la violence.

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Des cas de plus en plus lourds     

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Chantal Poirier

Jamais les cas de violence envers les femmes n’ont été aussi extrêmes que depuis le début de la pandémie, notent les maisons d’hébergement, où les victimes et les intervenants sont sous haute tension. 

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«Ma liberté est à zéro»  

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Diane Tremblay

Même si elles trouvent le courage de quitter un conjoint violent, les femmes continuent de vivre dans la peur. La privation de liberté se poursuit bien au-delà de la séparation, comme a pu le constater Le Journal, qui a joint un groupe de discussion de la Maison Denise-Ruel, dans la région de Québec. Voici quelques témoignages poignants que nous avons entendus. Les prénoms ont été changés par mesure de sécurité. Certains détails ont été omis volontairement pour protéger les participantes.

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Parcours du combattant pour être indemnisée     

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Fotolia

Épuisée après des années de lutte pour être indemnisée, une victime de violence conjugale n’a toujours pas obtenu l’aide financière à laquelle elle était admissible pour passer au travers de ce douloureux moment.

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Le processus est dissuasif et ardu, dit une plaignante     

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo Jonathan Tremblay

Après un autre report en un an du dossier de son ex-conjoint, une victime alléguée de violence conjugale déplore la lourdeur du système, qui selon elle, décourage les femmes à poursuivre des démarches pour obtenir justice.

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Trouver de l’aide avant qu’il ne soit trop tard 

En maison d’hébergement, comme à la Maison Denise Ruel dan
Photo courtoisie

Touchée par la vague de féminicides qui frappe le Québec, une femme emprisonnée pour avoir tué son ex-conjoint il y a plus de 15 ans implore les gens engagés dans des relations amoureuses toxiques d’aller chercher de l’aide avant qu’il ne soit trop tard.

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 SI VOUS AVEZ BESOIN D’AIDE

SOS violence conjugale
www.sosviolenceconjugale.ca
1 800 363-9010 — 24/7