/weekend
Navigation

50 ans pour la célèbre fermeture éclair des Stones

ENTERTAINMENT-MUSIC-CULTURE-STONES-ANNIVERSARY-FILES
Photo d'archives, AFP

Coup d'oeil sur cet article

Au printemps 1971, les Stones, libérés de leur ancien gérant, entreprenaient un nouveau départ et entraient dans les années 70 avec l’album Sticky Fingers. Un opus sur lequel on retrouve les succès Brown Sugar et Wild Horses et aussi une célèbre fermeture éclair.

Sticky Fingers fête son 50e anniversaire. Lancé le 23 avril 1971, il est toujours le plus populaire de la discographie de la formation anglaise avec plus de 21,7 millions de disques vendus.

Après avoir traversé une dispute contractuelle avec leur ancien gérant Allen Klein, les Stones retrouvaient une liberté artistique.

Sticky Fingers a été lancé sur l’étiquette Rolling Stones Records, dont le logo, avec la bouche et la langue rouge, s’imposera comme la marque de commerce des infatigables Stones.

Mick Jagger, Mick Jones, Keith Richards, Charlie Watts et Bill Wyman avaient déjà une bonne base de chansons entre les mains lorsqu’ils se sont pointés, à l’automne 1970, dans leur studio mobile, aménagé dans le manoir Stargroves de Jagger à Newbury en Angleterre.

Les titres You Gotta Move, Brown Sugar, Wild Horses et Sister Morphine avaient été enregistrés lors des séances d’enregistrement de l’album Let it Bleed au studio Muscle Shoals Sound en Alabama.

Immense succès

Dans son autobiographie Life, publiée en 2010, Keith Richards mentionne que trois de ces pièces ont été complétées en trois jours et que deux seules prises ont été nécessaires pour l’enregistrement de Wild Horses et Brown Sugar. Ce qui ne s’est jamais reproduit par la suite. Mick Jagger a mis 45 minutes pour écrire les paroles de Brown Sugar

Le guitariste raconte que la présence de Mick Taylor, qui a remplacé Brian Jones, qui avait quitté les Stones, a contribué, lors de la tournée 1969, à ressouder les Stones. « J’ai commencé à écrire en pensant à Mick Taylor, peut-être sans m’en rendre compte, parce que je savais qu’il était capable de trouver quelque chose de différent. Je me disais : tu dois lui trouver une partie où il prendra vraiment son pied. Certaines des compositions de Sticky Fingers sont basées sur ma conviction que Taylor allait nous donner quelque chose de grand », raconte-t-il dans son autobiographie.

Sticky Fingers, sur lequel on retrouve aussi les titres Bitch, Can’t You Hear me Knocking et I Got the Blues, a connu un immense succès. Il a été numéro un aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Allemagne, en Norvège, en Hollande et au Canada.

Le « zipper »

La pochette, conçue par Andy Warhol, est une œuvre d’art en soi. Les copies originales de Sticky Fingers étaient munies d’une véritable fermeture éclair que l’on pouvait descendre pour voir apparaître un sous-vêtement.

La fermeture éclair métallique endommageait les vinyles durant leur transport. Les disquaires se sont plaints et une nouvelle version a été offerte avec le « zipper » ouvert à mi-chemin. Ce qui minimisait les dommages. Dispendieuse à produire, cette pochette a été à nouveau transformée avec une photo pour remplacer la fermeture éclair. En 2003, la station de télé VH1 proclamait la pochette de Sticky Fingers comme étant la meilleure de tous les temps.

L’album se retrouve au 104e rang des 500 meilleurs albums de tous les temps, selon le palmarès révisé du magazine Rolling Stone publié à l’automne 2020.

ENTERTAINMENT-MUSIC-CULTURE-STONES-ANNIVERSARY-FILES
Photo courtoisie