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Plus 400 travailleurs recherchés dans les hôtels de Québec

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Malgré la pandémie, qui touche durement le milieu touristique depuis plus d’un an, les hôtels de la région de Québec s’attendent à une relance et sont à la recherche de 400 travailleurs pour cet été.

L’hôtel Le Priori, dans le Vieux-Québec.
Photo Didier Debusschere
L’hôtel Le Priori, dans le Vieux-Québec.

«L’industrie hôtelière reprend, on voit le nombre de réservations augmenter, a indiqué dimanche le président et fondateur du site Hotelleriejobs.com, Mathieu Laveau. Peut-être que les gens pensaient que l’industrie était morte, mais ce n’est vraiment pas le cas.»  

L’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ) a organisé deux journées portes ouvertes pour combler quelques 400 emplois à Québec, Lévis et les environs. Celles-ci ont commencé dimanche et se poursuivront lundi. Une centaine de poste sont affichés, mais plusieurs travailleurs sont requis pour certains emplois.   

Au cours des dernières années, il y avait en moyenne de 200 à 250 personnes à embaucher pour la période estivale, selon Marjolaine de Sa, la directrice générale de l’AHRQ. Ce nombre va presque doubler cette année. 

Depuis le début de la pandémie, beaucoup de gens ont été mis à pied ou ont quitté le secteur de l’hôtellerie, a expliqué Mme de Sa, de telle sorte qu’il faut intensifier le recrutement. 

«En mars 2020, on a laissé aller 87 % de notre main-d’œuvre», a-t-elle rappelé.   

Si l’achalandage des établissements hôteliers est actuellement faible, l’AHRQ anticipe une hausse cet été. Le taux d’occupation est d’un peu moins de 10 % en ce moment, mais il pourrait atteindre 50-55 % au cours de la saison estivale, prévoit l’association. 

L’été dernier, le taux était d’environ 35 %, selon Mme de Sa. Et malgré la hausse anticipée, ces chiffres demeurent bien en deça des taux d’occupation avant la pandémie, qui dépassaient les 90 %.   

La directrice de l’AHRQ s’attend surtout à recevoir des touristes québécois, mais peut-être aussi des Maritimes et de l’Ontario.  

Mathieu Laveau croit pour sa part que des résidents de la région de Québec souhaiteront s’offrir des séjours à l’hôtel pour changer d’air. 

«Il y a le phénomène du staycation. C’est quand même populaire », a-t-il souligné.   

Pénurie de main-d’oeuvre  

À l’échelle du Québec, l'industrie touristique est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre. Elle prévoit devoir recruter jusqu'à 5000 personnes d'ici l'été, a rapporté TVA Nouvelles dimanche.   

Certains employeurs sont prêts à engager deux ou trois personnes pour un poste, afin d’assurer un service continu tout le long de la saison touristique, qui doit débuter d’ici quelques semaines.  

Marjolaine de Sa a confirmé que la pénurie de main-d’oeuvre touche aussi la région de Québec, notamment en raison du plein-emploi.   

«On voit qu’il y a un effort supplémentaire de la part des employeurs au niveau des salaires et autres conditions de travail» proposés, a noté Mathieu Laveau. Les employeurs sont beaucoup plus créatifs qu’avant. Il y a le slogan «traitez vos candidats comme vous traitez vos clients». On en est là présentement.»  

Selon le site Hotelleriejobs.com, c’est à Montréal, puis dans Capitale-Nationale, Laval, l’Estrie et les Laurentides qu’il y a le plus de postes à combler en hôtellerie, restauration et tourisme.  

«La Gaspésie, le Saguenay et les Laurentides sont très populaires cette année auprès des vacanciers. Il y a une pénurie de candidats pour les postes de préposé à l’entretien ménager pour la plupart de ces régions», a observé M. Laveau.   

— Avec TVA Nouvelles