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Plus de gens se sentent mal en point

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La proportion de Québécois jugeant leur état de santé mentale comme étant mauvais ou à peine convenable a augmenté de 50 % depuis le début de la pandémie, selon un sondage de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

L’Institut a sondé en ligne des adultes sur leur santé depuis avril 2020, soit peu après la déclaration de l’état d’urgence sanitaire par le gouvernement. Alors qu’en avril 2020, 12 % des répondants percevaient leur santé mentale comme étant « passable » ou « mauvaise », cette proportion grimpe à 18 % un an plus tard.  

C’est une hausse « significative », commente Marie-Claude Roberge, conseillère scientifique à l’INSPQ. 

Pour ce qui est des jeunes de 18-24 ans, un tiers perçoivent leur santé mentale comme problématique, contre un quart en avril 2020.  

Même s’il s’agit de la perception des répondants de leur état de santé, et non pas d’une évaluation professionnelle, la Dre Christine Grou, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, pense qu’il faut y porter attention. « Bien sûr, c’est subjectif, mais la façon dont une personne se sent est subjective. »

Évolution 

Le sondage montre aussi des hausses de l’anxiété et de la détresse psychologique et une diminution du bien-être émotionnel depuis un an. Comme le souligne Mme Roberge, les résultats du sondage évoluent avec les événements de la pandémie. « Les données semblent fluctuer en fonction des vagues. »

Par exemple, la détresse psychologique rapportée augmente en mai, alors même que le confinement était prolongé, alors qu’elle diminue en juin, avec le déconfinement, illustre-t-elle. « Les mesures de mitigation de la pandémie et la pandémie ont un impact sur la santé mentale. » 

Pire pour les jeunes 

Les résultats du sondage de l’INSPQ ne surprennent pas la Dre Grou, puisqu’il y a une adéquation avec la réalité sur le terrain. 

« Pour les jeunes, c’est pire, parce que c’est tout leur développement amoureux, social, sexuel qui ne peut pas s’exprimer comme souhaité. Ce n’est pas normal pour un jeune adulte de ne pas voir ses amis, de ne pas socialiser », croit la psychologue.  

Selon elle, les effets psychologiques de la pandémie risquent de perdurer même au-delà de celle-ci, même s’il n’y aura pas d’impacts à long terme pour la majorité des gens. « Les impacts psychologiques vont durer plus longtemps. » 

Si vous avez besoin d’aide  

LIGNE QUÉBÉCOISE DE PRÉVENTION DU SUICIDE 

JEUNESSE, J’ÉCOUTE 

TEL-JEUNES 

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