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Un peu d’amour pour la chapelle du Bon-Pasteur

Le bâtiment, fermé depuis 2007, fera l’objet de travaux majeurs en attendant qu’on lui trouve une vocation

La chapelle des Sœurs-du-Bon-Pasteur sur la rue De La Chevrotière à Québec.
Photo Didier Debusschère La chapelle des Sœurs-du-Bon-Pasteur sur la rue De La Chevrotière à Québec.

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Sans vocation depuis des années, la chapelle centenaire des Sœurs-du-Bon-Pasteur, à Québec, fera néanmoins l’objet de travaux de réfection importants cet automne.

La Société québécoise des infrastructures (SQI), propriétaire du monument religieux depuis 2014, procédera à la réfection complète de l’enveloppe du bâtiment, a appris Le Journal.

Selon le bras immobilier du gouvernement, les travaux doivent débuter d'ici l’automne et devraient durer six mois.

Ils toucheront tant la façade et l’arrière que les fondations de la chapelle, fermée depuis 2007.

 Un premier contrat de 40 100 $ pour des services professionnels en structure a été octroyé le 7 avril dernier. Le coût total du projet n’est cependant pas connu pour l’instant.

Dans un premier temps, les architectes et ingénieurs perceront des ouvertures dans divers murs pour préciser la nature et la portée des interventions qui sont requises sur l’édifice historique, situé sur la rue De La Chevrotière près du Complexe G.

Quel avenir ?

Malgré cet investissement, on ignore encore si les portes de la chapelle, érigée de 1866 à 1868 et agrandie au début du 20e siècle, rouvriront un jour.

Le mandat de la SQI est d’abord d’assurer la pérennité de l’immeuble, classé patrimonial au provincial et désigné lieu historique national au fédéral.

L’organisme gouvernemental soutient avoir évalué plusieurs scénarios pour un éventuel usage, mais « aucun n’a été retenu jusqu’à maintenant », a affirmé son porte-parole, Martin Roy.

Dans un courriel transmis au Journal, M. Roy rappelle que la mission première de la SQI est de répondre aux besoins d’espaces des ministères et organismes.

Or, « le bâtiment présente différents défis qui limitent le développement du site » pour ces clientèles : la possibilité d’agrandissement est très limitée, il n’est pas possible de climatiser les lieux, il y a peu de fenêtres, et l’immeuble comprend plusieurs biens de valeur patrimoniale, énumère-t-il.

« La Société demeure à l’affût de tout nouveau besoin exprimé par l’un ou l’autre de ses clients et pour lequel le bâtiment pourrait s’avérer une solution permanente », laisse savoir M. Roy.

Rien n’est exclu

Pourtant, depuis quelques années, des voix, notamment citoyennes, se sont élevées pour réclamer une vocation qui apporterait des bénéfices à la communauté et une certaine accessibilité pour le public.

Cette avenue a-t-elle été étudiée ? « La SQI n’exclut [...] aucune autre utilisation si un projet avec une vocation différente venait à être développé pour ce site.

Dans l’intervalle, la Société réalise toutes les interventions nécessaires pour assurer la pérennité de la chapelle », a répondu M. Roy.

De son côté, la direction des communications du ministère de la Culture a signalé que, de manière générale, « tout projet de requalification d’un bâtiment [classé] doit d’abord être discuté avec son propriétaire ou être initié par le milieu », sans se prononcer plus précisément sur l’avenir de la chapelle du Bon-Pasteur.