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Soutien au personnel soignant et enseignant: lancement du Mouvement de compassion

En avant-plan, le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagnie de sœur Lise, supérieure générale des Augustines du Québec. En second-plan, Isabelle Duchesneau, directrice générale du Monastère des Augustines, et Nathalie Roy, directrice générale de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines.
PHOTO DIANE TREMBLAY En avant-plan, le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagnie de sœur Lise, supérieure générale des Augustines du Québec. En second-plan, Isabelle Duchesneau, directrice générale du Monastère des Augustines, et Nathalie Roy, directrice générale de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines.

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La Fiducie du patrimoine culturel des Augustines et Le Monastère des Augustines lancent la 2e édition du Mouvement de compassion en soutien au personnel soignant et enseignant.  

Alors que les sœurs avaient marché pendant 20 jours consécutifs l’an dernier pour amasser des fonds servant à offrir des séjours de répit solidaires aux personnes affectées par la fatigue et le stress, cette année, c’est au tour de la population de prendre part au Mouvement, le 5 juin prochain, pour soutenir ces travailleurs au front. 

«Ça fait un an que ces gens-là se donnent pour nous et on n’est pas encore sorti de l’auberge. Il reste encore beaucoup de travail à faire et pour quelques années. Le Mouvement de compassion cette année propose à la population de témoigner de sa reconnaissance», a dit Nathalie Roy, directrice générale de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines. 

Selon Isabelle Duchesneau, directrice générale du Monastère des Augustines, près de 1200 séjours de 24 heures ont été effectués depuis juillet dernier par des travailleurs essentiels. 

En avant-plan, le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagnie de sœur Lise, supérieure générale des Augustines du Québec. En second-plan, Isabelle Duchesneau, directrice générale du Monastère des Augustines, et Nathalie Roy, directrice générale de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines.
Photo Jean-François Desgagnés

«C’est un séjour pour eux et les témoignages sont vraiment éloquents. Les gens nous disent que ça leur donne un petit coup de pouce pour retourner travailler. Ils disent que ça leur fait chaud au cœur de savoir que les gens pensent à eux. Ce sont des témoignages touchants et on veut continuer en ce sens cette année», a affirmé Mme Duchesneau. 

Pour sa 2e édition, le Mouvement de compassion se tiendra sous forme de Relais solidaire visant à envoyer un message clair aux travailleurs essentiels du secteur de la santé et des services sociaux, des milieux communautaires et de l’éducation: «C’est à notre tour de prendre soin de vous». 

«L’année dernière, lorsque nous avons parti ce mouvement de compassion, on ne pensait pas qu’il y aurait tout ce succès qui a dépassé nos attentes. On a vu comment la population a été touchée par ce mouvement qui veut venir en aide par solidarité à tous les soignants sur le terrain. Ça nous tient à cœur. Nous avons passé notre vie au service des malades dans les hôpitaux. Alors que d’autres prennent la relève et continuent de servir les malades, pour nous, c’est une grande consolation. Ils sont maintenant nos bras et notre cœur auprès de ces personnes-là», a mentionné sœur Lise, supérieure générale des Augustines de Québec. 

Présent au lancement, le maire de Québec, qui a été éprouvé personnellement par la maladie, endosse cette cause qui est chère à ses yeux. 

«J’ai fréquenté l’Hôtel-Dieu pour deux mauvaises raisons au cours des deux dernières années et je me disais toujours "être malade à Québec, ce n’est pas si mal". Oui, il y a la maladie, mais au moins, on retourne coucher chez nous. Mais ça, c’est un lieu qui sert tout l’est du Québec, mais être malade quand tu viens de loin, ça coûte beaucoup plus cher et c’est ruinant. [...] Alors, ce que fait l’hôtellerie, ici, est primordial.» 

«J’invite toute la population à contribuer au Mouvement de compassion», a lancé M. Labeaume. 

S’adressant à toute la population québécoise, le Relais solidaire consiste à parcourir une distance de 20 km, seul ou en équipe, à la marche ou à la course, afin d’amasser des dons qui permettront d’offrir des séjours de répit solidaires à tarifs préférentiels à ceux et celles qui en ont réellement besoin et qui, pour certains, sont à risque d’épuisement professionnel.

L’an dernier, 140 000$ ont été amassés. Cette année, l’objectif a été établi à 160 000$ pour appuyer l’accueil en répit de ces travailleurs de la santé, du milieu communautaire et de l'enseignement. 

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