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Le gouvernement Legault étudie la déjudiciarisation de la possession simple de drogue

Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette

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Le gouvernement Legault ne ferme pas la porte à une déjudiciarisation de la possession simple de drogues et étudie la question.

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«De décriminaliser, non, mais de déjudiciariser, peut-être que c’est une avenue qui pourrait être envisagée éventuellement. [...] Le ministère de la Justice travaille sur cette réflexion», a indiqué le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette mardi. 

M. Jolin-Barrette a été interpellé par le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, lors de l’étude des crédits de son ministère. M. Nadeau-Dubois a rappelé que c’est l’avenue qu’a empruntée le gouvernement fédéral, et qui est demandée par la Ville de Montréal et le Service de police de la Ville de Montréal. 

«Il y a au Canada et au Québec une épidémie de surdose. Ça a fait que plusieurs groupes ont pris position en faveur d’une décriminalisation de la possession simple de drogue», a dit M. Nadeau-Dubois. 

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De son côté, le gouvernement Trudeau a déposé un projet de loi pour abolir les peines minimales liées à la possession simple de drogue, et prévoit une déjudiciarisation partielle. On recommande aux policiers de donner des avertissements ou de diriger les gens vers des programmes d’aide, par exemple.   

Pour justifier son action, le gouvernement fédéral fait valoir qu’il y a «représentation disproportionnée des Autochtones ainsi que des personnes noires dans le système de justice pénale». Il souhaite que la consommation de drogues soit «abordée principalement comme une question sociale de santé».   

Le ministre Jolin-Barrette estime toutefois qu’il doit y avoir un «débat de société» sur cette question «complexe». «Il faut garder en tête qu’il y a une multitude de substances pour lesquelles les gens sont accusés, et dépendamment de la nature de la substance aussi». «Il faut que la population réfléchisse aux conséquences d’apporter une décriminalisation, une déjudiciarisation», a-t-il dit.