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Procès Cardinal: la défense doute des compétences d’une biologiste

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JOLIETTE | L’avocat de Benoit Cardinal a mis en doute mardi les compétences et l’impartialité de la biologiste qui a analysé la scène du meurtre de sa conjointe.

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Pendant trois heures, Me Louis-Alexandre Martin a mitraillé Sonia Roy de questions, tantôt générales tantôt pointues. 

Le criminaliste a commencé par faire dire à l’experte du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale que l’analyse de projections de sang n’était pas une science exacte.

La veille, Mme Roy avait détaillé les constatations qu’elle avait faites dans la résidence de Mascouche où Jaël Cantin a été assassinée, le 16 janvier 2020.

La femme de 33 ans, mère de six enfants, est décédée d’un traumatisme contondant à la tête, après avoir été rouée de coups.

Son conjoint des 16 dernières années, Benoit Cardinal, a été accusé de meurtre prémédité et subit actuellement son procès devant jury, au palais de justice de Joliette.

La biologiste comptant plusieurs années d’expérience a expliqué qu’à son avis, Mme Cantin était déjà au sol, pratiquement immobile, lorsqu’elle a été frappée.

Semelle ensanglantée

En contre-interrogatoire mardi, Me Martin a soutenu que l’experte avait délibérément choisi de mettre de côté des éléments pertinents qui auraient pu prouver la thèse d’une violation de domicile, comme l’empreinte d’une semelle de botte dans le sang.

« Les motifs suggéraient que c’était les semelles des premiers répondants qu’on voit habituellement, et qui se sont déplacés dans la maison », a répondu la témoin.

L’avocat de la défense a insinué que Mme Roy manquait d’objectivité, car elle relève du ministère de la Sécurité publique, qui chapeaute la Sûreté du Québec, en charge de l’enquête.

Le procès se poursuit mercredi.