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Conflit en vue chez ArcelorMittal Mines Canada

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La tension monte entre ArcelorMittal Mines Canada et le Syndicat des Métallos. La compagnie minière a dévoilé mercredi matin des informations de l'entente de principe survenu le 12 avril pour le renouvellement de la convention collective des 2500 travailleurs.

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Le coordonnateur du Syndicat des Métallos dénonce cette sortie d’ArcelorMittal. «Ça nous déçoit et nous surprend beaucoup», a lancé Nicolas Lapierre, en entrevue avec TVA Nouvelles.

ArcelorMittal indique qu’elle offre à ses employés syndiqués une augmentation de leur rémunération de 12 % sur quatre ans.

Dans son communiqué, la compagnie, basée à Port-Cartier et à Fermont sur la Côte-Nord, affirme que l’entente de principe bonifie tous les aspects de la convention collective des 2500 travailleurs et qu’elle offre des conditions de travail concurrentielles.

Cette sortie survient le lendemain de la présentation de l’entente de principe aux travailleurs qui ont manifesté très clairement leur insatisfaction au cours des assemblées syndicales qui ont duré jusqu’à 20 h. Les attentes des travailleurs sont importantes dans le contexte où la compagnie réalise des profits importants grâce à un prix élevé du minerai de fer.

Environ 1000 travailleurs, surtout à Port-Cartier, ont déjà voté. Le processus de consultation, compliqué par la pandémie et les horaires des travailleurs, se poursuit jusqu’à la fin de la semaine. Les résultats seront dévoilés vendredi soir.

«Eux pensent qu’il n’y a que l’argent qui compte dans la vie», a dénoncé Nicolas Lapierre. «Clairement, nos assemblées hier ont été houleuses. Je ne présume pas du résultat, on verra vendredi, mais il y a des choses qu’ArcelorMittal devra apprendre, c’est le respect. Dans le communiqué de presse, ils soulignent notre grande collaboration et que les négos sont faites dans le respect. Mais c’est quand même ironique qu’ils sortent le détail de l’entente aujourd’hui. Oui, c’est décevant. Comme on dit, on va se revoir dans le détour.»

ArcelorMittal a décliné la demande d’entrevue de TVA «par respect pour le processus en cours». Si l’entente de principe est rejetée, les Métallos auront automatiquement un mandat pour déclencher une grève au moment jugé opportun.