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Chicane interne: Québec solidaire veut blâmer son collectif antiraciste

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois (photos), et la présidente du parti, Nika Deslauriers, ont désavoué publiquement leur collectif antiraciste après que celui-ci ait appuyé publiquement les propos du professeur controversé Amir Attaran.
Photo d'archives, Agence QMI Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois (photos), et la présidente du parti, Nika Deslauriers, ont désavoué publiquement leur collectif antiraciste après que celui-ci ait appuyé publiquement les propos du professeur controversé Amir Attaran.

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Une chicane interne qui perdure depuis plusieurs mois dans les rangs de Québec solidaire culminera par le dépôt, dans deux semaines, d’une motion de blâme contre son Collectif antiraciste décolonial, dont les comportements nuisent au parti.

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En vue du Conseil national qui se tiendra les 15 et 16 mai, le comité exécutif de Québec solidaire a distribué à ses membres un document qui résume les «tactiques de menaces» et «d’intimidation» empruntées par le collectif en question depuis sa création.  

Le portrait n’est pas joli: on peut y lire que dès l’automne 2019, les membres du collectif antiraciste ont commencé à lancer des ultimatums à la direction du parti, qui leur a plus tard reproché d’être «toxique» pour l’environnement de militance.  

La goutte qui a fait déborder le vase est survenue le mois dernier, lorsque le collectif a appuyé publiquement les propos du professeur controversé Amir Attaran, avant d’associer un journaliste de la presse parlementaire et les leaders péquistes Paul St-Pierre Plamondon et Pascal Bérubé à la «fachosphère».  

L’incident a poussé le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois et la présidente du parti, Nika Deslauriers, à désavouer publiquement leur collectif antiraciste. Ce dernier a répliqué par une mise en demeure, à laquelle le parti n’a pas donné suite.

Pas d’éviction

Le débat se transportera donc en conseil national, qui se tiendra en mode virtuel, une formule moins propice au grenouillage en coulisse. En entrevue avec notre Bureau parlementaire, Mme Deslauriers a dit s’attendre à ce que l’affaire se règle en une trentaine de minutes, peut-être «un peu» plus.  

Dans tous les cas, pas question pour l’instant d'évincer le collectif devenu indésirable. «Ce n’est pas une proposition d’éviction. On n’est pas du tout rendus là», a expliqué la présidente du parti. Advenant que la situation ne se corrige pas, la décision de mettre fin à l’accréditation du collectif pourrait être prise lors du congrès qui devrait avoir lieu en novembre prochain.  

«On ne prend pas ça à la légère, de faire voter une motion de blâme, a reconnu Mme Deslauriers. On veut laisser la chance au coureur. On espère que la situation va se corriger.»  

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