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La Gaspésie en pleine surchauffe immobilière

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La surchauffe immobilière frappe tout le Québec et même des régions plus éloignées y goûtent, comme la Gaspésie. Alors que les maisons de cette région suscitent l'intérêt plus que jamais, les propriétés à vendre se font de plus en plus rares. 

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«Il y a tellement peu de maisons sur le marché qu'aussitôt qu'il y en a une, les acheteurs sont là et on se retrouve en offres multiples les trois quarts du temps», a lancé la courtière immobilière Louise Brash de Via Capitale, vendredi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Lors du premier trimestre de 2021, les ventes de maisons unifamiliales ont augmenté de 18% en Gaspésie et le prix moyen de ces propriétés a également bondi de 28% comparativement au même trimestre l'an dernier.

«Nos listings sont bas parce qu'on a vendu toutes nos maisons! Depuis un an, même les maisons qui ne sortaient pas, eh bien là, elles sortent», a lancé Chantal Parent, courtière immobilière de Via Capitale Horizon.

Le nombre d'inscriptions en vigueur, de son côté, a subi une diminution majeure de 54% en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine au premier trimestre avec 209 inscriptions de maisons unifamiliales, selon les données de Centris.

«Selon les catégories de propriétés, on parle de sept à six mois d'inventaire, ce qui est assez exceptionnel, alors qu'au cours de 10 dernières années, on était plus autour des 26 mois d'inventaire dans cette région», a souligné Charles Brant, directeur du service de l'analyse du marché pour l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.

Des courtiers de la région espèrent un retour rapide à un marché plus équilibré.

«J'ai hâte d'avoir un inventaire intéressant, d'avoir un acheteur et de lui dire: "J'en ai 10 à te montrer, tu vas avoir du choix!", là, ils n'ont comme pas d'options et je trouve ça difficile», a ajouté Mme Brash.

À quand l'essoufflement?

«Pour l'instant, on ne voit pas encore de remontée de l'inventaire, donc tant qu'il n'y aura pas cette remontée, le marché risque de continuer à être difficile pour les acheteurs», a expliqué Joanie Fontaine, économiste chez JLR.

D'autres facteurs pourraient également ramener un certain équilibre dans l'année à venir.

«Éventuellement, les taux d'intérêt devraient commencer à augmenter au cours de la prochaine année et de la suivante, et ça, ça devrait calmer le marché. Pour l'instant, le logement est super important parce qu'on ne peut pas faire grand-chose, il y a un grand intérêt pour les chalets, mais une fois la pandémie passée, il se peut que l'intérêt pour le chalet se réduise un peu.»

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