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Loto-Québec songe à couper de nouveau ses bonis

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Loto-Québec pourrait, pour un deuxième exercice financier de suite, ne pas distribuer de primes à ses cadres ou à ses autres employés.

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«À l’égard de la rémunération incitative [...] je peux vous dire que notre comité de ressources humaines a fait la recommandation [...] appuyée par l’administration, qu’il n’y ait pas de rémunération incitative», a indiqué la présidente de Loto-Québec, Lynne Roiter, lors de son passage cette semaine en commission des finances publiques à l’Assemblée nationale.

Elle répondait à une question de Vincent Marissal, de Québec solidaire.

Si le conseil d’administration approuve les mesures suggérées, le vote devrait être tenu vers la fin mai. Loto-Québec serait la première société d’État à mettre sur pause pour une autre année ses bonis. L’an dernier, le salaire des dirigeants avait aussi été gelé.

Rappelons que, pour l’année financière 2019-2020, soit la période avant l’arrivée de la COVID-19 en sol québécois, 13 millions de dollars avaient été versés comme primes à 3700 cadres (4,4 M$) et employés (8,6 M$).

Durement frappée

Il faut dire que la pandémie a frappé fort chez Loto-Québec, qui doit encore miser sur ses ventes en ligne pour réaliser des profits. Tous les casinos et salons de jeux sont toujours fermés. Des milliers d’employés sont au chômage.

Pour l’exercice financier 2020-2021, Loto-Québec prévoit remettre au gouvernement un milliard de dollars de moins qu’avant la pandémie. Le montant versé devrait osciller autour de 398 millions de dollars. 

À la SAQ, cette semaine, la direction a confirmé le versement de «quelques millions» en primes aux employés et hauts dirigeants pour la dernière année financière, contrairement à Loto-Québec et Hydro-Québec. Cette décision n’a pas fait l’unanimité du côté du gouvernement. 

La présidente de la SAQ, Catherine Dagenais, s’est défendue en affirmant devoir respecter «les conditions de travail des employés».

Hydro-Québec prévoit verser de nouveau à ses dirigeants la rémunération incitative en 2021, «si les objectifs de performance sont atteints», a confirmé un porte-parole.

Selon la Fédération canadienne des contribuables, les sociétés d’État devraient de nouveau «se garder une petite gêne» concernant l’attribution de bonis en 2021, alors que la pandémie est toujours en cours et que plusieurs Québécois sont encore au chômage.

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