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La bonne stratégie de Cœur de pirate

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Icône pop et désormais « patronne » de Bravo Musique, Cœur de pirate n’a pas chômé lors du « congé de maladie » suivant son opération aux cordes vocales en mars dernier. En effet, l’auteure-compositrice-interprète a renoué avec ses premiers amours – son piano – pour Perséides, un album instrumental s’inscrivant par la bande dans la manne du moment : la mouvance néoclassique. 

Cœur de pirate  

Photo courtoisie

★★★★

Perséides

Entre timing et surprise

Comme mentionné ici précédemment, la pandémie a également eu un impact sur les habitudes musicales de plusieurs mélomanes. Ainsi, plusieurs plateformes à la Spotify rapportent que la popularité de genres plus instrumentaux (le classique, l’ambiant) monte en flèche. Je vous confirme d’ailleurs que la pianiste Alexandra Stréliski compte parmi les artistes les plus appréciés chez QUB musique. Sans parler d’opportunisme, Perséides profite tout de même d’un timing impeccable. 

En prime : le LP est osé en plus de s’avérer émouvant à souhait. On ne va pas se leurrer : personne ne s’attendait à 1) un album surprise de Cœur de pirate ce mois-ci et 2) à une œuvre instrumentale de surcroît. 

Baume pour les tympans

Véritable mappemonde musicale, Perséides est également – par ses titres – un parcours de lieux marquants visités par la principale intéressée. Un baume à défaut de prendre le large en ces temps pandémiques, en effet. 

Côté musique, Béatrice Martin offre un album aux mélodies quand même près de ses compositions habituellement chantées (ses fans seront donc conquis d’avance), mais l’occasion et la réalisation intimiste – sans fioritures – en font une œuvre qui tire sur plusieurs cordes à la fois.

Tour à tour source de chaleur et de larmes (je suis un gros bébé lala, faut dire), Perséides est une bonne dose « ça va bien aller » alors qu’on entame – je l’espère – le dernier kilomètre de cette damnée crise. 

Éric Goulet  

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Goulet

Une décennie après la parution de Country Vol.1, le cowboy errant poursuit son parcours country avec Goulet, un album surprenant tant il peut être chaleureux. C’est connu – du moins, des fans de la première heure – que ce touche-à-tout (Possession Simple, Les Chiens, plusieurs collaborations à titre de réalisateur, etc.) triture à merveille plaies et spleen, mais le pan country étonne par sa variété. En résulte un LP un brin sage, mais surtout entraînant. En dessous du pont, son duo avec la sensation Sara Dufour, est particulièrement réussi.

 

Marc Hervieux  

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Nostalgia 2

Dès le titre, on devine la suite : le ténor poursuit ici l’aventure Nostalgia, ce dixième album livré en 2020 où Hervieux entonnait des reprises de classiques qui le bercent depuis l’enfance. Une fois de plus, l’interprète adapte à sa façon des incontournables allant de Que c’est triste Venise d’Aznavour à Sweet Caroline de Diamond en passant par Malafemmena d’Antonio de Curtis, un air indémodable en Italie. Outre en apprendre davantage sur les goûts musicaux du principal intéressé, Nostalgia 2 ne surprend pas vraiment. Bien qu’agréable, il plaira surtout aux fans du monsieur. 

Dropkick Murphys  

Photo courtoisie

★★★

Turn Up That Dial

La figure de proue du punk celtique révélée au grand public par l’inclusion de son hit I’m Shipping Up To Boston à la trame sonore de The Departed semble revenir au sillon plus rock de ce hit platine pour les besoins de ce 10e album qui se veut plus « léger » que l’incroyablement glauque 11 Short Stories of Pain & Glory (2017) selon les dires du chanteur Ken Casey. En résulte un dixième LP aux propos qui, en effet, stimulent la levée du poing et le hochement de la tête, mais aux musiques rarement édifiantes. Correct, sans plus (ce qui est dommage lorsqu’il est question d’une force de frappe comme Dropkick Murphys).

COUP DE COEUR  

 

Amy Winehouse  

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Amy Winehouse at the BBC

Neuf ans après sa parution posthume, la compilation saluant la fameuse interprète soul refait surface sur les plateformes en ligne et boutiques en version revampée avec de nouvelles archives de la BBC en prime offerte à l’époque. BBC oblige, les captations sont nickels. Le produit n’est pas renversant, certes, mais demeure un bel hommage à une artiste disparue trop tôt.