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Péages autoroutiers et policiers désarmés

Un parti propose des réformes importantes à Québec

La cheffe de Transition Québec, Jacquelyn Smith, a procédé à un premier engagement électoral, à Limoilou, dimanche, soit de rendre gratuit le transport en commun.
Photo Didier Debusschère La cheffe de Transition Québec, Jacquelyn Smith, a procédé à un premier engagement électoral, à Limoilou, dimanche, soit de rendre gratuit le transport en commun.

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S’il est porté au pouvoir en novembre, le parti municipal Transition Québec envisage d’imposer un péage aux entrées autoroutières du territoire de la Ville de Québec et de mettre fin au port d’armes à feu par certains policiers.

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Ces deux mesures figurent dans le programme électoral de la formation politique qui a été adopté à l’unanimité par les membres lors d’un congrès virtuel, dimanche.

« Je ne dirais pas que c’est radical. Je dirais que c’est basé sur la science et les études et d’autres exemples ailleurs dans le monde », a estimé la cheffe Jacquelyn Smith dans une entrevue avec Le Journal.

Selon elle, l’instauration de péages sur les autoroutes serait « faisable » si la Ville trouvait un accord avec le ministère des Transports. « Les détails sont à déterminer », mais cela serait introduit « de façon graduelle » et l’objectif serait « de décourager l’étalement urbain », a-t-elle expliqué.

Urgence climatique

Le parti dit ouvertement qu’il veut encourager une transition de l’automobile vers les transports collectifs et actifs afin de « faire face à l’urgence climatique. »

Dans cette optique, Mme Smith a confirmé dimanche son premier engagement électoral, soit d’instaurer la gratuité du transport en commun pour tous les usagers.

La mesure, évaluée à 76 millions $ par an, serait financée par une taxe de 3 cents par litre d’essence vendu et par des revenus fiscaux venant des stationnements asphaltés des grandes surfaces commerciales et industrielles.

Rapport de force et confiance

Le programme de Transition Québec, anciennement connu sous le nom d’Option Capitale-Nationale, met de l’avant une série de politiques en matière de lutte aux changements climatiques, d’accès au logement, de gouvernance ou encore de justice sociale. L’un des volets concerne une réforme du service de police qui passerait par le retrait du port d’armes à feu lors des patrouilles régulières.

Les militants s’appuient sur l’expérience de l’Angleterre, où la majorité des policiers ne sont pas équipés d’armes à feu au profit d’armes non létales, comme des matraques et des irritants chimiques, sauf dans le cas de certaines forces spéciales.

Lors du congrès, Jacquelyn Smith a reconnu que cette mesure va « peut-être faire réagir », mais a invité à réfléchir au fait que le portrait des interventions policières « change » et qu’on voit plus de cas de violence conjugale ou encore de santé mentale.

« On pense que le rapport de force entre la police et les simples citoyens est exagéré. De plus en plus, on a besoin de bâtir une relation de confiance avec la population », a ensuite expliqué Mme Smith en entrevue.