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Un premier roman réussi

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Photo courtoisie Queenie
Candice Carty-Williams
Aux éditions Calmann-Lévy
400 pages

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Queenie, qui raconte les déboires amoureux d’une jeune femme de couleur au caractère bien trempé, fait partie des incontournables du printemps.

En Grande-Bretagne, ce livre a suscité un véritable engouement. Il a même remporté le Prix du meilleur premier roman et le Prix du livre de l’année 2020 aux British Book Awards. Non sans raison, d’ailleurs. Car avec la Queenie du titre, une Londonienne d’origine jamaïcaine qui n’a vraiment pas la langue dans sa poche, il est assez difficile de s’ennuyer ! 

Ceci étant, on n’aurait pas pu tomber à pire moment de sa vie. En plus d’avoir des problèmes de santé d’ordre gynécologique, Queenie n’en mène en effet pas large sur le plan amoureux : à cause de leurs disputes incessantes, l’homme avec lequel elle espérait bientôt pouvoir se marier, acheter une jolie maison et fonder une famille a récemment exigé un break de trois mois. Ce qui, pour Queenie, sera presque synonyme de fin du monde. 

La reine des gaffes

Queenie a deux choses pour elle : son incroyable sens de l’humour et de vraies copines toujours prêtes à l’écouter et à la soutenir – leurs conversations, qui apparaissent sous forme de bulles textos, sont du reste assez amusantes à suivre ! Mais ça ne sera pas suffisant pour l’empêcher de sombrer et de se perdre dans les relations d’un soir, qui seront toutes plus désastreuses les unes que les autres. Notamment à cause des stéréotypes racistes, qui ont la couenne dure.  

En ce sens, Queenie n’a rien à voir avec le célèbre Journal de Bridget Jones. Une bonne chose, car, même si on est tout de même dans la chick lit, ce roman a beaucoup plus à offrir. 

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE  

Le magicien d’Auschwitz  

<strong>J.R. Dos Santos</strong><br>Aux éditions HC<br>448 pages
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J.R. Dos Santos
Aux éditions HC
448 pages

Au fil des ans, beaucoup, beaucoup de livres ont été écrits sur l’Holocauste et sur toutes les horreurs perpétrées par les nazis. Mais celui-ci puise directement à la source, puisqu’il aurait été inspiré par des manuscrits retrouvés sous terre non loin de fours crématoires. On pourra ainsi y suivre l’incroyable et émouvante histoire d’un magicien qui a connu son heure de gloire à Prague avant d’être envoyé à Auschwitz-Birkenau. Une lecture dure, mais toujours nécessaire.

3 heures  

<strong>Anders Roslund</strong><br>Aux éditions Le livre de poche<br>576 pages
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Anders Roslund
Aux éditions Le livre de poche
576 pages

Après 3 secondes et 3 minutes, voici l’ultime tome d’une trilogie qui a déjà reçu de nombreux prix. On y retrouvera le vieux commissaire Ewert Grens, l’un des tout derniers alliés du spécialiste de l’infiltration suédois Piet Hoffmann. Et peut-être aussi l’un des rares à pouvoir encore l’aider, les empreintes de ce dernier ayant été relevées dans un conteneur rempli de cadavres. Haletant et addictif. 

Testez votre logique  

<strong>Collectif</strong><br>Aux éditions Guy Saint-Jean<br>288 pages
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Collectif
Aux éditions Guy Saint-Jean
288 pages

Suites logiques, exercices de déduction, intrus à repérer, sudokus, énigmes... Répartis en trois niveaux de difficulté, les 400 jeux réunis dans ce livre ont tous été conçus par les membres de Mensa, une organisation internationale fondée en 1946 qui regroupe les personnes ayant un QI élevé. Alors pour faire travailler nos petites cellules grises, difficile de trouver mieux !

Salades complètes  

<strong>Sophie Dupuis-Gaulier</strong><br>Aux éditions Hachette<br>224 pages
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Sophie Dupuis-Gaulier
Aux éditions Hachette
224 pages

À chaque saison, ses salades. C’est en tout cas ce que propose ce livre. Pour les prochaines semaines, il met par exemple au menu salade de pâtes à l’orientale, mesclun et boulettes de veau, poke bowl ou nems de magret séché et roquette. Et lorsque l’été sera là, il nous recommandera plutôt salade de saumon à la tahitienne, couscous d’épeautre, merguez et poivron, salade niçoise ou salade de bœuf à la citronnelle. À la fois sain et délicieux !

FRISSONS GARANTIS  

Le musée des femmes assassinées  

<strong><em>Le musée des femmes assassinées</strong></em><br><strong>Maria Hummel</strong><br>Aux éditions Actes Sud<br>416 pages
Courtoisie
Le musée des femmes assassinées
Maria Hummel
Aux éditions Actes Sud
416 pages

D’ici peu, tout le gratin de Los Angeles va converger vers le Rocque Museum, où doit se tenir le plus important événement de l’année : le gala d’ouverture de Natures mortes, la nouvelle exposition de Kim Lord. 

Cette jeune et sulfureuse artiste, dont un critique a déjà dit que « chacune de ses toiles est tellement puissante que vos yeux en saignent », a en effet eu l’idée de peindre les portraits de 11 femmes qui sont toutes devenues célèbres après avoir été sauvagement assassinées à Los Angeles. Judy Ann Dull, par exemple. Ou encore Roseann Quinn, Chandra Levy, Lita McClinton et, bien sûr, Elizabeth Short (alias le Dahlia Noir).

Ombre au tableau

D’un bout à l’autre, c’est Maggie, 28 ans, qui raconte. Rédactrice-correctrice au département des communications du musée, elle s’était pourtant arrangée pour ne surtout pas assister à ce vernissage. À cause d’une histoire d’amour qui s’est mal terminée, si vous tenez vraiment à savoir. 

Toujours est-il que grâce à Maggie, on ne mettra pas trop de temps à apprendre que personne n’a encore vu Kim Lord arriver. Ce qui est quand même curieux, la soirée lui étant entièrement consacrée. Accident ? Contretemps ? Coup de publicité ? En s’armant de patience (l’histoire avance assez lentement), on finira par le découvrir. Et ce faisant, on aura également droit à un tableau d’ensemble fort instructif du monde de l’art contemporain.