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Une famille marquée par la tragédie

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Photo courtoisie L'écrivaine américaine, Tara Conklin

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Inspirée en partie par l’histoire de sa propre famille, l’écrivaine américaine à succès Tara Conklin propose une histoire d’une grande sensibilité, oscillant entre le passé et le futur dans Les derniers romantiques. Le roman, best-seller dans sa version originale anglaise, décrit les séquelles en série des catastrophes dans la vie d’une famille de quatre enfants. Des séquelles qui se font ressentir plus de cent ans plus tard. 

L’histoire commence en 2079, dans un monde dévasté par les changements climatiques. Toujours lucide et en pleine possession de ses facultés intellectuelles, la poétesse Fiona Skinner, 102 ans, présente une première lecture publique depuis plus de 20 ans.

Dans l’assistance, une jeune femme prénommée Luna, en l’honneur de son poème phare sur l’amour, une œuvre majeure qui a marqué son temps, lui pose une question piège. Elle souhaite en savoir plus sur le personnage du poème. Elle veut connaître la véritable histoire. Il n’en faut pas plus pour que les souvenirs se bousculent dans l’esprit de l’écrivaine.

<strong><em>Les derniers romantiques</em><br>Tara Conklin</strong><br>Les Éditions de l’Homme<br>384 pages
Photo courtoisie
Les derniers romantiques
Tara Conklin

Les Éditions de l’Homme
384 pages

En 1981, Fiona Skinner, ses sœurs Reine et Caroline, et son frère Joe perdent leur père. Les enfants, décontenancés, impuissants, assistent à la dérive mentale et physique de leur mère. 

Âgés de 4 à 12 ans, ils sont laissés à eux-mêmes, traversant ce qu’ils ont surnommé « La Grande parenthèse ». Vingt ans plus tard, une nouvelle tragédie frappe.

Les relations familiales

Tara Conklin a remué ciel et terre pour offrir une version parfaite de ce roman dense, très émouvant, qui se base sur les liens familiaux, les choix de vie et leurs conséquences.

« J’adore les histoires familiales multigénérationnelles », commente-t-elle, en entrevue depuis sa résidence de Seattle. « Elles me captivent. Je voulais écrire au sujet d’une famille et explorer les relations entre frères et sœurs, voir comment elles évoluent dans le temps, et comment elles étaient affectées par les traumatismes et les tragédies qui frappent la famille. J’ai commencé à écrire, et avec le temps la famille Skinner a émergé. 

« J’ai deux sœurs et je suis très près d’elles. Pour moi, ça me semble évident de leur parler souvent. Mais ce n’est pas le cas partout : il y en a qui vivent des crises et ne se parlent pas pendant des années », ajoute-t-elle. Ainsi parle-t-elle de leur enfance et explique pourquoi les liens sont tissés aussi serrés entre eux.

« La première section du livre montre comment ils se sont débrouillés après le décès de leur père et la dépression de leur mère. Ils ont créé des patterns de comportement qui les ont suivis pour le reste de leur vie. »

Tara Conklin explore en profondeur les deuils et les pertes – faisant écho à ce que bien des gens vivent pendant la pandémie.