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SPVQ: la Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec accuse Labeaume de «propos diffamatoires»

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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La Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ) a accusé le maire d’avoir tenu des «propos diffamatoires» à son égard, ce que Régis Labeaume s’est défendu d’avoir fait lundi soir.

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Dans une correspondance adressée au maire de Québec et communiquée aux médias, lundi, le syndicat policier «somme» M. Labeaume de «cesser de tenir des propos diffamatoires» à son endroit et de «rectifier les propos [qu’il] a tenus lors du point de presse du 29 avril 2021.»

La FPPVQ fait référence à la conférence de presse de jeudi dernier qui a permis de confirmer la nomination de Denis Turcotte à la tête du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Le maire s’était montré agacé par des doutes exprimés par des sources anonymes dans un article du Journal voulant que M. Turcotte n’ait pas la stature et la personnalité nécessaires pour diriger le service.

Le maire avait déclaré avoir «une idée d’où ça vient» et que «si ça vient d’où on peut penser, ça fait mal à tout le service de police. Ce n’est pas comme ça qu’on défend les policiers». La Fraternité voit dans la dernière partie de ces propos une «allégation gratuite et sans fondements» qui «porte indéniablement atteinte à [sa] réputation».

La Fraternité est d’avis que cette affirmation l’identifie «clairement», mais le syndicat n’a jamais été désigné explicitement. Elle signale cependant qu’elle n’a pas l’intention d’intenter une poursuite contre le maire pour ne pas, dit-elle, générer de frais judiciaires tant aux contribuables qu’à son organisation.

Le maire dément

Invité à réagir lors d’une mêlée de presse virtuelle en après-midi, le maire a d’abord décidé de ne pas répliquer à l’organisation syndicale.

«Ils disent tellement de choses dans un mois, là, alors, ils aiment tellement ça faire du bruit, qu’on n’est pas obligés de répliquer à tout ça. Ils disent ce qu’ils voudront, moi, je vais continuer à dire ce que je pense», a déclaré M. Labeaume.

En soirée, lors du conseil municipal, il a démenti avec plus de fermeté avoir attribué à la Fraternité les citations anonymes au cœur de l’imbroglio. Il répondait alors au chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qui a qualifié de «tout à fait déplacées» ses paroles.

«C’est parce que je n’ai jamais dit que c’était [la] Fraternité. Je n’ai jamais dit ça, je ne sais pas où M. Rousseau s’en va, là. Évidemment, il boit les propos de la Fraternité, mais je n’ai jamais dit ça», a appuyé Régis Labeaume.

De son côté, le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Jean-François Gosselin, avait qualifié avant le conseil municipal de «dommage» l’état des relations entre le maire et le syndicat des policiers.

«La chicane avec la Fraternité, à un moment donné, il va falloir passer à autre chose» a dit M. Gosselin, en reconnaissant toutefois ne pas avoir eu le temps encore de prendre connaissance du communiqué de la FPPVQ.