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Un quatrième Québécois aux Jeux en escrime

Marc-Antoine Blais-Bélanger remporte la sélection continentale

Marc-Antoine Blais-Bélanger a obtenu son billet pour Tokyo en remportant la sélection continentale, samedi, au Costa Rica.
Photo courtoisie, Fédération canadienne d’escrime Marc-Antoine Blais-Bélanger a obtenu son billet pour Tokyo en remportant la sélection continentale, samedi, au Costa Rica.

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Marc-Antoine Blais-Bélanger a confirmé sa qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo, samedi, à l’occasion du tournoi de la dernière chance de la zone panaméricaine à San José au Costa Rica.

L’épéiste de 26 ans a disposé du Cubain Yunior Reytor Venet en finale par la marque de 15-10 pour ainsi mettre la main sur le seul laissez-passer encore disponible. En demi-finale, il avait vaincu le Colombien John Edison au pointage de 15-13. Déjà qualifiés pour les Jeux, les épéistes américains et vénézuéliens n’étaient pas présents.

« Après ma victoire en finale, j’ai été sous le choc un bon moment, a raconté Blais-Bélanger. J’étais incapable de parler. C’est encore difficile d’y croire. Cette qualification olympique fait du bien. Je rêvais aux Jeux olympiques depuis mes débuts en escrime à l’âge de 11 ans. »

Blais-Bélanger a triomphé des trois premiers favoris à ses trois derniers combats, lui qui était la sixième tête de série parmi les 15 participants. 

« Ma victoire n’est pas une surprise parce que je croyais en mes chances, et j’avais déjà prouvé que je pouvais rivaliser avec les meilleurs, mais je n’étais pas parmi les favoris, a résumé l’auteur d’une 10e position au championnat mondial en 2018 en Chine. Ce fut difficile, mais j’y suis arrivé. Ces victoires contre les trois premiers favoris rendent ma sélection encore plus méritoire. Même si j’ai mené toute la demi-finale, ce fut très serré et je n’ai jamais eu une avance confortable. »

La pandémie a compliqué les choses dans sa route le menant aux Jeux. 

« Je n’ai participé à aucun tournoi préparatoire, a indiqué le septuple champion canadien, alors que des athlètes d’ailleurs dans le monde pouvaient le faire parce que les règles sanitaires étaient moins sévères qu’au Canada. J’ai aussi dû quitter mon club de Brébeuf pour m’entraîner dans la bulle de l’INS (Institut national du sport du Québec). Mon dernier tournoi remontait à mars 2020. Trois semaines plus tard, le tournoi de qualification olympique qui devait se dérouler a été annulé. Je dois aussi jongler avec mon travail à temps plein en génie mécanique dans une firme d’ingénierie. Ce n’est pas facile, mais mon employeur est très conciliant. »

Produit d’Ohio State

Reconnus pour la puissance de leur équipe de football, les Buckeyes d’Ohio State compteront trois anciens du programme d’escrime aux Jeux de Tokyo. 

« Il y a deux Canadiennes [Eleanor Harvey et Alanna Goldie] au sein de l’équipe canadienne qui ont évolué avec les Buckeyes tout comme moi, a souligné Blais-Bélanger, qui a remporté le titre individuel de la NCAA en 2018 à sa dernière saison d’admissibilité et campé le rôle de capitaine de son équipe pendant trois ans. Il y a aussi deux Américains que j’ai affrontés pendant ma carrière universitaire qui sont qualifiés pour les Jeux. »

Le Québec comptera quatre représentants à Tokyo en escrime. En plus de Blais-Bélanger, Gabriella Page et Shaul Gordon compétitionneront au sabre dans l’épreuve individuelle, alors que Maximilien van Haaster s’est qualifié au fleuret par équipe.