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Une crise de jalousie serait à l'origine de la mort de son ex-conjointe

Une crise de jalousie serait à l'origine de la mort de son ex-conjointe
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Incapable de reconquérir sa conjointe, un homme aujourd’hui accusé de meurtre l’aurait sauvagement attaquée à coups de couteau lors d’une querelle de jalousie il y a deux ans.

Tels sont les faits avancés lundi par la Couronne en ouverture du procès devant jury de Vincent Boucher au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.

L’homme de 27 ans est accusé d’avoir assassiné Laurie-Anne Grenier, le 15 décembre 2018, dans la même ville.

La veille au soir, Boucher aurait acheté du vin et des cadeaux dans l’espoir de renouer avec la jeune femme qu’il avait rencontrée en désintox en 2015, a relaté Me Martin Bourgeois, procureur de la poursuite. 

Durant la soirée, Mme Grenier et M. Boucher ont consommé alcool et cocaïne. Il en aurait profité pour lui demander si elle avait couché avec quelqu’un pendant son absence.

« Il comprend de son refus de répondre qu’il est possible qu’elle ait eu une aventure avec un dénommé Charles. Il devient alors fâché », a expliqué Me Bourgeois.

Une fois dans la chambre à coucher, Boucher se serait montré insistant pour obtenir une preuve qu’elle n’avait rien fait et pour avoir une relation sexuelle.

Dénoncé par sa mère

Une querelle aurait suivi pour qu’elle n’alerte pas la police, car l’accusé tenait à ne pas retourner en prison.

Boucher lui aurait ensuite tranché la gorge, puis l’aurait poignardée au cou et au thorax avec un couteau de 16,5 pouces.

Le couteau ensanglanté qu’il aurait utilisé pour l’assassiner.
Photo déposée en preuve
Le couteau ensanglanté qu’il aurait utilisé pour l’assassiner.

Lundi, le patrouilleur Jean-Sébastien Boudreau a témoigné de la scène d’horreur qu’il a constatée sur les lieux, à la suite de l’appel au 9-1-1 d’une dame disant croire que son fils pouvait avoir tué sa copine.

À son arrivée, l’agent Boudreau a découvert le corps inanimé de Mme Grenier qui gisait dans la petite salle de bain. Sur son torse dénudé se trouvaient un bibelot, un savon, un cœur en pierre et une note.

« Désolé bébé »

La lettre manuscrite qu’il aurait laissée sur le corps de Laurie-Anne Grenier.
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La lettre manuscrite qu’il aurait laissée sur le corps de Laurie-Anne Grenier.

« Je suis désolé bébé je t’aime mais on se revoit au ciel. J’me sens mal à matin. [...] Je t’ai jamais frappé mais tu m’as menacé pour rien [...] Désolé pour tes proches », pouvait-on y lire en substance.

Boucher a été arrêté le soir même à Sainte-Adèle. Il aurait aussi tenté de s’enlever la vie, sans succès.

Vincent Boucher dans un lit d’hôpital après son arrestation le 15 décembre 2018.
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Vincent Boucher dans un lit d’hôpital après son arrestation le 15 décembre 2018.


Le procès se poursuit mardi.