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La crise profite à Dollarama

La rémunération du PDG Neil Rossy se chiffre à 6,8 millions $, un bond de 79 %

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Si certains secteurs ont souffert pendant la pandémie, ce n’est pas le cas du détaillant Dollarama, qui a vu ses ventes augmenter tout comme la rémunération de ses principaux dirigeants, qui ont encaissé un montant global de plus de 13 millions de dollars lors du dernier exercice.

C’est ce qui ressort de la circulaire de sollicitation envoyée aux actionnaires en vue de l’assemblée qui se tiendra le 9 juin prochain et se déroulera seulement en ligne.

La rémunération du président et chef de la direction, Neil Rossy, s’est établie à 6,8 millions $, une augmentation de 79 % sur un an. Cela comprend un salaire de base de 1,2 million $, des attributions fondées sur des options de plus de 3 millions $ et une prime de 1,9 million $.

Neil Rossy
Photo Philippe Orfali
Neil Rossy

Au total, les cinq principaux dirigeants ont touché des primes de 3,5 millions $, est-il détaillé dans la circulaire.

« En plus de gérer une crise très particulière tout au long de 2020, le conseil a réalisé des progrès quant [...] au renouvellement du conseil, la planification de la relève et la rémunération des hauts dirigeants, pour procurer un avantage et une rentabilité à long terme », a quant à lui souligné le président du conseil d’administration, Stephen Dunn.

La rémunération incitative des dirigeants de Dollarama est versée en fonction de la croissance du bénéfice avant intérêts et impôts (BAIIA), des ventes en magasin et du nombre net de nouveaux magasins.

Ventes en progression

Lors du dernier exercice, tenu en pleine pandémie, et malgré les différentes restrictions sanitaires et fermetures, l’entreprise a vu ses ventes progresser de 6,3 % à 4,03 milliards $.

« Le conseil ne pourrait être plus satisfait de la façon dont la direction et les plus de 20 000 employés se sont adaptés pour servir les Canadiens dans des circonstances difficiles », a estimé M. Dunn.

Malgré cette bonne performance, rappelons qu’au mois de décembre dernier, Investissements GRI, une firme contrôlée par la famille Rossy, s’était départi de plus de 46 millions $ d’actions de l’entreprise. La fondation Rossy avait, quant à elle, vendu 86,5 millions $ d’actions.

La famille avait alors indiqué que cette vente permettait « une diversification financière » et à la fondation de financer « des engagements existants envers divers organismes caritatifs ».

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