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Le numéro 2 d’Olymel plaide l’urgence

Le haut dirigeant du géant québécois estime que le conflit de travail de Chaudière-Appalaches a de sérieuses répercussions

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Le numéro 2 d’Olymel est d'avis que la grève générale illimitée des 1150 travailleurs de l’usine de Vallée-Jonction qui paralyse l’abattoir depuis mercredi dernier doit prendre fin de toute urgence. 

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« Il y a urgence. Il faut qu’il se passe quelque chose», a plaidé en entrevue au Journal Paul Beauchamp, premier vice-président, Olymel. Quelque 35 000 porcs sont abattus chaque semaine à Vallée-Jonction.

Mercredi dernier, les travailleurs de l’usine d’abattage d’Olymel de Chaudière-Appalaches ont déclenché une grève générale illimitée parce que leur offre salariale du 19 avril dernier est restée lettre morte. 

En cause, leur salaire horaire qui a augmenté d’à peine un dollar en 15 ans et l’absence de REER. 

« On ne gagne pas plus cher que les autres. On perd notre monde. Les autres usines ont de meilleures conditions que nous. Le salaire moyen d’un gars ici se situe entre 20$ et 22$ l’heure», avait souligné au Journal le président du syndicat, Martin Maurice. 

Porcs ontariens

Or, mardi, à un jour d’une rencontre cruciale de conciliation, Paul Beauchamp, premier vice-président, Olymel, a fermé la porte aux demandes salariales des syndiqués.

« Les gens de Vallée-Jonction reçoivent 18% plus que nos compétiteurs canadiens, comme Maple Leaf encore Sofina, qui sont quand même de bonne taille », a-t-il expliqué. 

Selon lui, l’arrêt des activités d’abattage à Vallée-Jonction a un effet domino sur la chaîne, jusqu’en Ontario. 

« On doit rediriger entre 16 000 à 17 000 porcs par semaine de l’Ontario vers les États-Unis parce que notre usine de Saint-Esprit doit maintenant libérer des crochets pour des animaux du Québec», a illustré Paul Beauchamp. 

La semaine dernière, les Éleveurs de porcs du Québec avaient dit craindre à leur tour que les éleveurs québécois ne deviennent les «victimes collatérales de cette situation». 

« C’est sûr qu’il va y avoir une accumulation de porcs. On travaille de près avec les Éleveurs de porcs », a prévenu le haut dirigeant d’Olymel à la veille d'une séance de conciliation qui s'annonce délicate demain. 

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