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Nous sommes plus gros, mais ne vous sentez pas coupable...

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Le laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en partenariat avec Caddle, publiait la semaine dernière un nouveau rapport sur le bien-être et la gestion du stress. L’objectif de cette enquête était de mesurer les effets de la pandémie sur la santé et les habitudes alimentaires des Canadiens, ainsi que leur capacité à gérer le stress généré par la crise de santé publique.

En avril 2021, on a interrogé 9991 Canadiens sur le bien-être. On leur a demandé si leur niveau de stress avait augmenté en raison de la pandémie de COVID-19. Au total, 77% des Canadiens ont reconnu que leur niveau de stress avait changé. Les jeunes générations semblent avoir été plus touchées, 83% des millénariaux pensant être plus stressés qu’avant la pandémie et 82% de ceux qui appartiennent à la génération Z étant plus stressés qu’avant la pandémie. Au total, 78% des gens de la génération X pensent être plus stressés qu’avant la pandémie, et 68% de la génération du baby-boom estiment que leur niveau de stress a augmenté depuis mars 2020.

On a également demandé aux Canadiens s’ils ont tendance à manger lorsqu’ils sont confrontés à un stress plus important. Au total, 51,4% des Canadiens ont admis qu’ils avaient tendance à manger lorsqu’ils se sentaient préoccupés par la pandémie. Les femmes ont été légèrement plus enclines que les hommes à manger sous l’effet du stress pendant la pandémie. Au total, 53% des femmes ont admis manger sous l’effet du stress pendant la pandémie, contre 47,1% des hommes.

Les habitudes alimentaires ont été modifiées par le stress généré par la pandémie. Au total, 74% des Canadiens ont admis que la pandémie avait eu des répercussions sur leurs habitudes alimentaires. La province où le plus de personnes croient que leurs habitudes alimentaires ont changé est Terre-Neuve-et-Labrador, avec 84%, suivie de la Nouvelle-Écosse avec 81%. Les taux les plus faibles ont été constatés au Québec (68%), en Ontario (74%) et au Nouveau-Brunswick (74%). 

Des questions portaient aussi sur la gestion du poids. Au total, 58% des Canadiens ont reconnu que leur poids avait fluctué de façon indésirable depuis le début de la pandémie. De ce groupe, 73% ont avoué avoir pris des kilos supplémentaires de façon involontaire depuis mars 2020.

Cela signifie que 42,3% de la population canadienne a pris du poids indésirable depuis le début de la pandémie. Tout le monde la savait, mais, au moins, nous avons un chiffre. Un total de 15,6% ont perdu du poids. Quant à la spécificité des genres, elle nous révèle que 76% des femmes ayant changé de poids en auraient gagné, alors que cette proportion est de 71% chez les hommes. Au total, 37,3% des personnes qui ont pris du poids ont gagné de 2,72 à 4,5 kg.

De nombreux Canadiens travaillant à domicile n’ont pas eu autant de temps libre qu’ils l'avaient prévu, et, sans une structure de journée normale, plusieurs ont perdu leurs repères alimentaires quotidiens. Alors, si vous avez gagné du poids, ne vous blâmez pas. 

La gestion des repas semble également constituer un défi depuis le début de la pandémie. On a demandé aux Canadiens s’ils avaient été en mesure de gérer efficacement les heures de repas depuis le début de la pandémie. Seulement 8,8% d’entre eux ont répondu qu’ils avaient été en mesure de gérer les heures de repas correctement, tandis que 32,5% ont affirmé qu’ils y parvenaient la plupart du temps. La plupart des Canadiens ont connu des difficultés dans la gestion des heures de repas depuis le début de la pandémie.

Au sujet des collations saines, seulement 26,1% des Canadiens croient qu’ils mangent des collations saines «tout le temps» ou «la plupart du temps». Au total, 73,9% d’entre eux mangent des collations saines «occasionnellement» ou «jamais». 

Malgré cela, pour l’après-pandémie, oubliez le chiffre sur votre balance et concentrez-vous sur le style de vie que vous aurez dans les prochains mois. C’est ce qui compte le plus.