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Rapport Laurent : un grand-père endeuillé reste sceptique

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«Je suis un peu sceptique. C’est comme dans tous les rapports», s’est questionné le grand-père d’un bébé de 22 mois, mort en 2016 à Alma, en regardant le rapport Laurent. 

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André Simard refuse de s’emballer avec le rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

«C’est volumineux. C’est extrêmement large comme choses qu’elle demande et qu’elle espère. J’espère que le gouvernement va en tenir compte. Et ça, je ne suis pas sûr de ça», a déclaré André Simard.

Une journée après le dépôt de ce rapport, débutait l’enquête préliminaire de Maxime Patry, accusé d’homicide involontaire de son petit-fils, Thomas Audet.

Toute la procédure judiciaire est frappée d’un interdit de publication.

Mais le grand-père du bébé, qui avait déjà réclamé des changements à la DPJ, se dit agacé par des points du rapport Laurent.

«Une des choses qui m’a frappé, une demande que les enfants de la DPJ soient suivis jusqu’à 25 ans. Je trouve ça large. Très, très large», a jugé M. Simard.

Il voudrait que le personnel de la DPJ soit imputable de son travail. «Un chirurgien est imputable des actes qu’il va commettre envers un client un malade. La DPJ, rien.» La population devrait aussi rester vigilante. «J’aime mieux un mauvais signalement que pas de signalement du tout. Et que les signalements soient tous suivis de A à Z» a-t-il suggéré.

André Simard n’a pas eu la chance de proposer ses idées. «La Commission ne nous a jamais contactés pour que l’on puisse aller témoigner», a-t-il déploré.

Le grand-père de Thomas Audet souhaite que les ressources financières pour contrer la violence faite aux femmes servent aussi à protéger les enfants. «Quand il y a de la violence qui est faite aux femmes, 90%, 99%, il y en a de fait aux enfants aussi à l’intérieur de ces couples-là.»

Il va croire aux changements quand il les verra.

«Combien y a-t-il en a eu de rapports qui ont été faits, qui ont été tablettés ? Est-ce que le gouvernement va prendre tout en considération e qu’il y a dans le rapport ? S’il en prend 50 %, moi je me dis, on va sauver des enfants. On n’a pas le droit de perdre des enfants. On n’a pas le droit de perdre des bébés», a exprimé le grand-père en ravalant ses larmes.