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Le CF Montréal en Floride: tirer profit de la chaleur

La troupe de Wilfried Nancy veut utiliser le climat floridien à son avantage

CF Montréal
Photo d'archives, Martin Chevalier L’attaquant Erik Hurtado est d’avis que le CF Montréal peut profiter de la chaleur lors des matchs en après-midi puisque l’équipe y est maintenant habituée.

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Dans un monde normal, le CF Montréal jouerait ses matchs locaux en après-midi au Stade Saputo en ce début de saison, et tout le monde mettrait une petite laine pour être confortable parce que le printemps, ce n’est pas toujours très chaud au Québec.

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Mais comme notre monde est tout sauf normal depuis plus d’un an, les matchs locaux sont plutôt disputés à Fort Lauderdale, où il fait drôlement chaud en après-midi. Parce qu’on garde la tradition même si les rencontres changent d’endroit.

Et samedi dernier lors du match contre le Crew de Columbus, il faisait 34 °C au moment du coup d’envoi.

Il y a évidemment eu des pauses d’hydratation dans chacune des deux demies et malgré tout, de nombreux joueurs avaient la langue à terre et sont tombés d’épuisement lors du sifflet final.

Alors, pourquoi disputer ces rencontres en plein après-midi s’il fait si chaud ? Votre supposition est aussi bonne que la nôtre, mais il y a fort à parier qu’il y a un lien avec la présentation de matchs de la LNH en soirée.

Adaptation 

Tout ce long préambule sert surtout à dire que les joueurs du CF Montréal ne détestent pas du tout jouer dans la chaleur floridienne même si celle-ci est parfois insoutenable.

« Il faut s’adapter à ces matchs en après-midi, a reconnu Erik Hurtado mardi après-midi. Ça peut jouer en notre faveur parce que nous commençons à nous habituer. »

Il faut dire que l’organisation a pris les moyens nécessaires afin de bien vivre avec cette chaleur accablante et la retourner à son avantage.

« On s’entraîne à 15 h, alors ça va mieux pour nous, souligne l’attaquant américain. Oui, on meurt de fatigue sur le terrain pendant un match, mais l’autre équipe s’épuisse encore plus. »

Et c’est effectivement ce qu’on a vu samedi puisque les joueurs du Crew, qui avaient joué en milieu de semaine, n’avaient tout simplement plus d’essence en fin de rencontre.

Le CF Montréal n’a peut-être pas profité de ces difficultés pour marquer, mais il en a au moins profité pour polir son jeu défensif et c’était important après avoir accordé deux buts à chacune des deux premières parties de la saison.

« C’est très important d’avoir un jeu blanc, pas seulement pour le gardien, mais aussi pour toute l’équipe, parce que c’est toute l’équipe qui défend », a insisté Kiki Struna, qui était titulaire pour un second affrontement d’affilée.

« Dans ce match, tout le monde a fait un bon travail et a appliqué une bonne pression. Maintenant, nous savons comment le faire et j’espère que ça sera la même chose sur le plan défensif dans le prochain match. »

Petite panne

Mais il reste que l’attaque, qui avait marqué six buts en 180 minutes, est tombée en panne malgré une vingtaine de tirs, dont seulement trois cadrés.

« Il y a des matchs où tu domines avec 75 % de possession et 20-25-tirs pendant que l’autre équipe n’a qu’un lancer et l’emporte », a fait valoir Hurtado.

Ce n’est heureusement pas ce qui s’est produit pour le Crew, mais ça rappelle une certain partie au Stade Saputo contre D.C. United en 2015 dans lequel l’Impact avait décoché 25 tirs contre un seul pour D.C., qui l’avait tout de même emporté 1 à 0.

Meilleur début en huit ans

Quoi qu’il en soit, la troupe de Wilfried Nancy n’a toujours pas subi la défaite après trois matchs, une première depuis le début de saison 2013, et ça, ce n’est pas anodin.

C’est le genre de début de campagne qui permet de cimenter la confiance pour les mois à venir, surtout quand on a un effectif qui compte plusieurs joueurs qui ont à peine l’âge légal de s’acheter une bière en Floride.

« C’est très important de commencer de cette façon, les gars adhèrent à ce que l’entraîneur nous propose et ça fonctionne », a indiqué Hurtado.

Et le vétéran précise que l’équipe fait tout ce qu’il faut afin de maintenir le rythme.

« On regarde beaucoup de vidéos afin de corriger ce qui doit l’être. »