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Départ de Régis Labeaume: le maire des grands chantiers

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Maire remarqué à l’échelle locale pour des investissements de proximité en matière de culture ou encore d’urbanisme, c’est toutefois pour ses idées de grandeur que Régis Labeaume a marqué les esprits. Depuis 2007, son parcours est en effet jalonné de projets d’envergure et de combats politiques.

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Des finances en ordre  

Le maire Labeaume fait de la réduction de la dette une obsession depuis son arrivée à l’hôtel de ville, ce qui ne l’a pas empêché de geler les taxes à trois reprises dans les cinq dernières années. Lundi encore, il s’est vanté du fait que Québec est l’une des grandes villes les moins endettées, alors qu’elle était un cancre avant son arrivée. Au nom des finances publiques, M. Labeaume s’est aussi lancé à partir de son deuxième mandat dans un bras de fer de plusieurs années avec les syndicats municipaux sur le partage des coûts de leurs régimes de retraite.

L’élan du 400e  

Les festivités de 2008 se sont terminées par un magnifique feu d’artifice, un 400<sup>e</sup> que les Québécois ne sont pas près d’oublier.
Photo d'archives
Les festivités de 2008 se sont terminées par un magnifique feu d’artifice, un 400e que les Québécois ne sont pas près d’oublier.

L’arrivée de Régis Labeaume à la tête de Québec en 2007 a donné un nouvel élan à l’organisation des festivités du 400e anniversaire de la ville, qui n’allait nulle part. « J’ai été élu en décembre et on a fait des gros changements », a relaté mercredi le maire, qui admet que c’était « risqué ». Au bout du compte, le 400e, en 2008, aura été un succès retentissant et aura contribué à renforcer le sentiment de fierté des gens de Québec et leur attachement à la culture, dit-il. Les « petits complexes » par rapport à la « grande ville » qu’est Montréal, « c’est terminé ».

La saga de l’amphithéâtre  

Le Centre Vidéotron, en mai 2015, quelques mois avant son inauguration.
Photo d'archives
Le Centre Vidéotron, en mai 2015, quelques mois avant son inauguration.

Enjeu électoral lors de l’élection de 2009, la construction d’un nouvel amphithéâtre multifonctionnel fera couler beaucoup d’encre pendant des années. L’appui populaire repose en partie sur l’espoir de ramener à Québec les Nordiques, un rêve qui ne s’est toujours pas concrétisé, alors que le montage financier de 400 millions $ est atteint avec un soutien très important de l’État. Le dossier suscite des tensions à l’Assemblée nationale et provoque même une crise au Parti québécois. Inauguré en 2015, le Centre Vidéotron est depuis l’hôte de grands rendez-vous culturels et sportifs, mais peine toujours à faire ses frais. 

  • Écoutez la chronique de Gilles Proulx au micro de Richard Martineau sur QUB radio:   

Un tramway pour Québec 

Une esquisse du futur projet de tramway, dans Saint-Roch.
Illustration d'archives, Ville de Québec
Une esquisse du futur projet de tramway, dans Saint-Roch.

La volonté de doter la ville d’un mode structurant de transport en commun aura occupé une bonne partie de l’ère Labeaume. Dès 2011, le Plan de mobilité durable de la Ville définit le tramway comme solution, mais il faudra attendre à 2021 pour que le projet débloque. Entre-temps, une valse-hésitation notoire amène l’administration du maire à considérer brièvement un service rapide par bus (SRB). Régis Labeaume est ensuite parvenu à boucler le financement de 3,3 milliards $ pour la réalisation d’un tramway de 19 kilomètres dont la mise en service est prévue en 2027.

  • Écoutez l'entrevue de Denis Coderre avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Deux quartiers transformés  

Le maire entreprend en 2010 de transformer en profondeur les secteurs de la Pointe-aux-Lièvres et D’Estimauville, autrefois industriels et négligés. Dix ans plus tard, à l’été 2020, M. Labeaume annonce que les projets d’écoquartiers arrivent finalement à maturité. À terme, on prévoit que 5000 personnes vont y habiter et que 3500 vont y travailler. La Ville a investi des sommes colossales, dont 12 millions $ pour le réaménagement de l’avenue D’Estimauville et 15 millions $ pour la décontamination de la Pointe-aux-Lièvres.

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