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Des blouses 25 fois plus chères durant la pandémie

La crise sanitaire a fait exploser le coût de certains équipements

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Photo d’archives Une infirmière de l’urgence de l’hôpital de Verdun, photographiée en février dernier à l’occasion d’une visite du Journal, enfile de l’équipement de protection individuelle.

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Au plus fort de la crise sanitaire, le prix moyen des blouses jetables utilisées par les travailleurs de la santé a été multiplié par 25. Encore ce printemps, l’État québécois payait 59 % de plus pour ces articles qu’avant la pandémie.

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Dans le cadre de l’étude des crédits, Québec a détaillé l’impact de la crise sanitaire sur le coût de l’équipement de protection individuelle (EPI), qui sert à protéger tant les préposés aux bénéficiaires que le personnel des hôpitaux.   

Au pic de la pandémie, le prix moyen d’une blouse jetable est passé de 0,32 $ à 8,08 $, tandis que la blouse réutilisable, elle, a vu son coût grimper de 4,29 $ à 26,08 $.

Même hausse fulgurante pour les gants et les masques médicaux ou N95 (voir encadré).

Depuis, les prix sont redescendus fortement, mais demeurent souvent plus élevés qu’avant la crise sanitaire. Par exemple, l’État paie toujours 10 fois plus cher pour les gants médicaux. 

  • Écoutez l'analyse de Carl Marchand avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Au cabinet du ministre de la Santé, on fait valoir que la propagation fulgurante de la COVID-19 au printemps dernier a entraîné une « course contre la montre » pour regarnir les stocks d’EPI. La consommation d’équipement de protection au Québec était alors « 13 fois plus élevée qu’à la normale », souligne-t-on.

Manque de préparation

Mais pour la députée libérale Marie Montpetit, la flambée des prix résulte plutôt d’un « manque de préparation de la CAQ en prévision de la pandémie ». « Pendant que d’autres provinces renflouaient leurs stocks de matériel de protection en décembre et janvier, le message au Québec était que la pandémie ne nous toucherait pas », dit-elle. Non seulement le Québec a dû payer plus cher, mais le manque de matériel a eu des conséquences tragiques pour le personnel et les résidents des CHSLD, dit-elle. « C’est pour ça qu’une enquête publique et indépendante doit être déclenchée », affirme Marie Montpetit. 

Plus autonome

Déjà, le gouvernement Legault a annoncé son intention de devenir plus autonome en matière d’équipement de protection. 

Québec a notamment conclu un contrat d’une valeur de 330 millions $ avec la montréalaise Medicom pour fabriquer ici des millions de masques N95 et chirurgicaux.  

Si la situation s’améliore pour certains équipements, l’État québécois demeure toutefois presque entièrement dépendant des fournisseurs étrangers pour d’autres produits. 

Ainsi, 24 % des masques médicaux sont désormais produits en sol québécois. Mais les gants et les blouses jetables, eux, doivent toujours être importés, pratiquement à 100 %. 

LA FORTE DEMANDE FAIT GRIMPER LES PRIX     


Avant la pandémie Pendant la pandémie Avril 2021
Blouses jetables 0,32 $ 8,08 $ 0,51 $
Blouses réutilisables 4,29 $ 26,08 $ 4,29 $
Gants 0,04 $ 0,28 $ 0,43 $
Gel-lotion 7,06 $ 5,04 $ 5,04 $
Masques N-95 0,77 $ 6,34 $ 1,06 $
Masques de procédure 0,03 $ 0,80 $ 0,10 $

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux

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