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Mathieu Bock-Côté dans Paris-Match

Mathieu Bock-Côté
Photo courtoisie Paris-Match

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Si un artiste québécois, un « p’tit gars d’chez nous » avait droit à une tournée triomphale dans les médias en France, la clique artistico-médiatique ne se pourrait plus et soulignerait le tout à gros traits rouges.

Or, Mathieu Bock-Côté, avec son livre La révolution racialiste, vient de faire la une du Point et du Figaro, il a eu droit à des entrevues ou critiques dans Marianne (« un ouvrage de référence »), et sur les plateaux de l’émission C ce soir, France culture (« probablement le grand livre qu’on attendait »), BFMTV, David Pujadas, Europe 1, France Inter, Radio Classique. Il a eu une critique élogieuse de l’intellectuel Pascal Bruckner et une apparition au palmarès des meilleures ventes Fnac-Le Point.

Mais ça n’a pas fait un gros boom au Québec.

Maintenant imaginez ce qui serait arrivé si Mathieu avait été une femme, ou LGBTQ+ ou autochtone ou encore... de gauche.

Je suis convaincue que si Rita Baga, la drag queen de Big Brother célébrités, avait eu droit à un demi-paragraphe dans Paris-Match, certains médias québécois ne parleraient que de ça !

PAS FRANCO-FRANÇAIS !

Une chroniqueuse de La Presse a affirmé hier que Mathieu avait écrit son livre pour plaire aux Français et les flatter dans le sens du poil.

Je me demande bien alors pourquoi Mathieu aurait truffé son livre de références locales !

Voici ce que j’ai noté au fil des pages comme références « bien de chez nous » : l’Université Concordia et les territoires non cédés ; Anastasia Marcelin, de la Ligue des Noirs ; la féministe Martine Delvaux ; l’UQAM et la déprogrammation de conférences ; l’Université de Montréal et ses politiques visant à encadrer la liberté d’expression ; La Presse qui se demande si on doit rediffuser des séries télé québécoises problématiques ; Ariane Moffatt, Marc Cassivi, Safia Nolin et le rappeur Loud, sur l’importance d’être des alliés de la cause woke...

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Il parle aussi de : la controverse autour de Nègres blancs d’Amérique de Pierre Vallières ; l’affaire du mot en « n » à l’Université Concordia et à l’Université d’Ottawa ; Michel Mpambara et le titre de son spectacle d’humour ; Anne-Lovely Étienne qui se questionne sur les relations biraciales ; les militants décolonialistes au Québec ; La Ligue des droits et libertés de Montréal et sa définition de la fragilité blanche ; Diversité artistique de Montréal qui exige une représentation positive des minorités à la télé ; le projet de loi 59 du gouvernement québécois ; les safe spaces à l’UQAM ; Steven Guilbeault à TLMEP sur la liberté d’expression ; On ne peut plus rien dire, de Judith Lussier ; la Ville de Montréal et l’écriture inclusive.

Mathieu Bock-Côté s’adresse autant aux Français qu’aux Québécois dans son livre !

NUL N’EST PROPHÈTE DANS SA PROVINCE

Alors que Mathieu triomphe en France, au Québec, des militants woke vomissent leur haine sur la page Facebook de Renaud-Bray qui a « osé apposer son étiquette “coup de cœur” sur son ouvrage ».

Je me demande combien de ces petits lapins qui crachent sur le livre de Mathieu en ont lu ne serait-ce qu’une seule ligne...