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Agression sexuelle alléguée: le policier du SPVQ était convaincu que sa présumée victime était consentante

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le policier Maxime Lehoux est accusé d’avoir agressé sexuellement une collègue le soir d’un party de Noël, en 2016.

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Un policier accusé d’avoir agressé sexuellement une collègue de travail en 2016 lors d’une fête de Noël a affirmé que la relation était « consensuelle » et qu’il était clair pour lui que la présumée victime était consentante et qu’elle avait pris « plaisir à la relation ».

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C’est ce que Maxime Lehoux, 30 ans, a affirmé lors de son procès, jeudi, aux quatorze membres du jury qui auront à déterminer ou non sa culpabilité. 

Durant cette fête, l’homme, qui est suspendu sans solde du SPVQ, dit avoir « flirté » avec la présumée victime qui, selon sa perception, semblait réceptive à ses regards soutenus et à ses sourires.

Au cours de la soirée, Lehoux dit avoir consommé quelques bières et du vin. Un mélange de plusieurs alcools, préparé par un collègue dans un bidon d’essence de cinq litres, a aussi été consommé par plusieurs personnes dans un spa. 

Qualifiant son état de « festif », il a précisé qu’il n’aurait pas « conduit sa voiture », mais qu’il conservait « une bonne perception des choses ». Lorsqu’il est sorti du spa, Lehoux dit avoir entendu que la présumée victime « ne feelait pas » et il lui a apporté un verre d’eau avant d’aller se coucher au sous-sol. 

Plus tard, il dit s’être réveillé « parce qu’un collègue ronflait » puis il est monté au rez-de-chaussée pour aller à la salle de bain.

Remords

Il est ensuite entré dans la chambre de sa collègue avec l’intention de lui dire qu’il était incapable de dormir. « J’espérais qu’elle m’invite à rester avec elle puisqu’elle m’attirait », a-t-il dit en réponse aux questions de son avocat, Me Charles Levasseur. 

Selon lui, la jeune femme était éveillée lorsqu’il s’est présenté dans la chambre, et, après avoir parlé, a consenti à ce qu’il se couche près d’elle. 

« Les préliminaires ont commencé. On se caressait, je lui ai fait le sexe oral. Elle a eu des réactions de plaisir et ses mains glissaient dans mes cheveux », a-t-il témoigné. 

Une fois l’acte consommé, il a quitté la chambre « pour éviter le mémérage », puis, le lendemain, lorsqu’il est retourné chez lui, « les remords ont débuté » parce qu’il avait une copine à cette époque. 

Quelques jours plus tard, lors d’un rendez-vous avec la présumée victime pour « éclaircir la situation », il dit avoir compris que « leur perception » n’avait pas été la même et que la femme l’accusait de l’avoir violée.