/news/politics
Navigation

Lettres aux entreprises et gouvernements: Québec communiquera uniquement en français

Coup d'oeil sur cet article

À compter de mai 2022, l’État québécois utilisera uniquement le français pour communiquer par écrit avec les personnes morales établies au Québec et avec les autres gouvernements.

• À lire aussi: Déconfinement: Québec veut s’inspirer de la Saskatchewan

L’article 1 de la Loi modifiant la Charte de la langue française entrera ainsi en fonction 20 ans après son adoption... en 2002, a annoncé hier le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, après avoir fait adopter un décret en ce sens.

Ainsi, les ministères, organismes gouvernementaux, municipaux et scolaires ainsi que les établissements de santé et de services sociaux devront utiliser la langue de Molière dans leurs communications officielles avec des entreprises du Québec ou d’autres gouvernements.

«Il s’agit d’un premier pas de la relance linguistique du Québec. Le bilinguisme institutionnel qui s’était installé depuis deux décennies est le bilan du Parti québécois et du Parti libéral du Québec», a affirmé le ministre caquiste lors de l’étude des crédits à Québec.

M. Jolin-Barrette doit déposer, au cours des prochaines semaines, une importante réforme de la loi 101. Le statut de la langue française est à un «point de rupture» dans la région métropolitaine de Montréal, a-t-il déclaré. «Il faut corriger la situation», dit-il.

Villes bilingues

Par ailleurs, le ministre Jolin-Barrette s’est dit ouvert à l’idée de retirer le statut de ville bilingue aux municipalités qui n’ont plus le nombre suffisant de citoyens non francophones.  

En vertu de la Charte de la langue française, une municipalité peut obtenir le statut de ville bilingue si 50% de ses citoyens ont une langue maternelle autre que le français. Toutefois, au fil des ans, plusieurs municipalités ont vu leur démographie changer sans pour autant perdre ce statut. 

Par exemple, la municipalité d’Otterburn Park, en Montérégie, compte aujourd’hui seulement 6,8% de citoyens anglophones.

«Ça mérite réflexion, effectivement, a dit le ministre lorsque questionné par le député péquiste Pascal Bérubé. Il y a peu de municipalités qui ont demandé le retrait de leur statut bilingue. On se retrouve dans une situation où le taux de citoyens de langue maternelle autre que le français est moindre que 50% et [où les municipalités] n’ont pas demandé le retrait du statut. Donc, c’est une chose à laquelle je vais réfléchir.»

«Peut-être que le député de Matane-Matapédia me suggère de retirer le statut. Si c’est sa suggestion, j’en prends note», a-t-il ajouté.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.