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Retour des examens ministériels pour la prochaine année scolaire

Leur impact sur le bulletin des élèves sera toutefois ajusté à la baisse

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Les examens ministériels seront de retour pour la prochaine année scolaire, mais leur poids sera moindre sur la note finale, pour tenir compte des retards dans les apprentissages en temps de pandémie.  

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« L’an prochain ne sera pas une année normale encore », a prévenu le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. 

Les examens ministériels obligatoires seront donc réintroduits, mais leur impact sur le bulletin des élèves sera ajusté à la baisse. 

Leur pondération sera de 10 % au lieu du 20 % habituel. Même chose pour les épreuves uniques de 4e et 5e secondaire, qui verront aussi leur pondération ajustée à 20 % au lieu de 50 %. 

Comme c’est le cas cette année, les écoliers du primaire et les adolescents du secondaire n’auront que deux bulletins en 2021-2022. 

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (en mortaise), a indiqué hier qu’il allait réintroduire les examens du ministère l’an prochain, mais en ajustant la pondération sur le bulletin des élèves québécois.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (en mortaise), a indiqué hier qu’il allait réintroduire les examens du ministère l’an prochain, mais en ajustant la pondération sur le bulletin des élèves québécois.

Mais les parents recevront des communications à la mi-étape afin d’être informés de la progression de leur enfant. « C’est un retour graduel à la normale », a insisté le ministre Roberge, qui a détaillé 110 millions $ de mesures pour la réussite scolaire des petits Québécois. 

Il s’est dit « pleinement conscient » que certains élèves ont eu beaucoup moins de jours d’apprentissage en présence que d’autres et « que tous les savoirs n’ont pas pu être vus dans toutes les classes ». 

Ainsi, comme c’était déjà annoncé, le programme de tutorat pour les élèves qui en arrachent en raison de l’épidémie de COVID-19 se poursuivra l’an prochain. 

Camps pédagogiques  

Comme Le Journal l’a révélé plus tôt cette semaine, près d’un jeune sur cinq aura eu recours à ce service d’aide en cette année pandémique. Il sera également offert aux étudiants inscrits dans les centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle. 

Le gouvernement a également conclu un partenariat de deux ans avec le Réseau québécois pour la réussite éducative afin de mettre en place des camps pédagogiques pendant la période estivale. Il n’était pas possible toutefois hier de savoir combien de jeunes pourraient en bénéficier. « Le recul estival des acquis, c’est un phénomène bien connu », a fait valoir la présidente, Andrée Mayer-Périard.

Accueil favorable

Ce plan de match pour aider les élèves à rattraper le retard causé par la pandémie a reçu un accueil plutôt favorable dans le milieu de l’éducation. 

Les directions d’école estiment que ces mesures devraient permettre un réel rattrapage, à condition de se laisser le temps nécessaire pour y arriver. 

La Fédération des comités de parents voit dans ce plan de match « plusieurs bons éléments », même si le déploiement des camps pédagogiques cet été demeure « nébuleux ».

-Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens