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Enfin reconnu...

Campeau 0805
Photo courtoisie Au cours des dernières années, près d’une vingtaine d’agents de protection de la faune ont été mordus par une tique et presque la moitié d’entre eux ont contracté la maladie de Lyme. Tout comme leur collègue Rémy Fortin, nul n’est à l’abri.

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L’ensemble des travailleurs forestiers et de la faune du Québec se souviendra longtemps de la résolution législative du 15 avril dernier.

Lorsqu’on se déplace en forêt, il y a certains risques de se faire piquer par une tique qui peut nous transmettre la maladie de Lyme, aussi connue sous le nom de la Borrelia burgdorferi. Si vous devenez l’hôte d’un de ces parasites infectés, vous pourriez éprouver les effets d’une mauvaise grippe accompagnée de fièvre, de fatigue, de maux de tête, de raideur à la nuque ou de douleurs musculaires et articulaires. Même si la rougeur occasionnée disparaît, vous devez vous faire soigner, car il pourrait s’ensuivre des complications d’ordre articulaires, neurologiques et cardiaques.

Danger

Le travail de garde-chasse, comme on les appelle fréquemment, est l’un des métiers les plus à risque d’être en contact direct avec des tiques dans l’exercice de leurs fonctions. Selon le syndicat de ce corps d’agents de la paix, la plupart des employés ont déjà été exposés à ces bestioles et ils ont même été des hôtes, sans le vouloir, lors de leurs patrouilles pédestres par exemple. « Plus d’une vingtaine d’agents ont été mordus et près de la moitié ont malheureusement été infectés. Le plus ahurissant, c’est que nous n’étions pas protégés et que ce type d’infection ne faisait pas partie de la liste des maladies professionnelles », explique le président du SAPFQ, Martin Perreault. 

Inespéré

Lors de l’étude du projet de loi 59 visant à moderniser le régime de santé et de sécurité au travail, le député de Bonaventure, M. Sylvain Roy, a déposé une proposition afin d’y inclure la maladie de Lyme. Contre toutes attentes, ses brèves explications convaincantes ont permis à cet amendement d’être approuvé à l’unanimité par les différents législateurs.

Cette bonne nouvelle était porteuse d’espoir pour des victimes comme Rémy Fortin, un jeune père de famille toujours aux prises avec cette satanée maladie, et pour l’ensemble des agents et intervenants en milieux forestiers.