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«The Human Factor»: la petite histoire des négociations de paix au Moyen-Orient

«The Human Factor»: la petite histoire des négociations de paix au Moyen-Orient
AFP

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Après son fascinant «The Gatekeepers» sur les services secrets israéliens, le documentariste Dror Moreh nous entraîne dans les coulisses des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens pendant les années Clinton avec «The Human Factor». 

Pour Dennis Ross, diplomate américain qui a servi les présidents George H.W. Bush, Bill Clinton et Barack Obama, la diplomatie ne vaut rien sans «le facteur humain» et la «touche humaine» devant accompagner toute négociation, par respect d’autrui. Servant de point d’ancrage au documentaire, l’homme raconte, par le menu, l’ensemble des pourparlers organisés par les Américains, des accords d’Oslo II au Protocole d'Hébron et aux deux Sommets à Camp David en 2000.

«The Human Factor»: la petite histoire des négociations de paix au Moyen-Orient
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Participant et témoin de ces discussions entre Bill Clinton, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, Benyamin Netanyahou, puis Ehud Barak, Dennis Ross dissèque méticuleusement les rouages internes de la diplomatie américaine, tandis que Gamal Helal, interprète et diplomate, se concentre sur l’aspect philosophique, social et culturel de la question. Outre ces deux hommes, Dror Moreh interviewe Daniel Kurtzer, Martin Indyk, Aaron David Miller et Robert Malley, tous anciens collaborateurs du président américain.

Utilisant des images d’archives (souvent en noir et blanc) bonifiées d’effets visuels qui donnent l’impression qu’elles sont en 3D, le cinéaste présente les événements en ordre chronologique, examinant ainsi l’enchaînement des circonstances qui ont mené à l’échec des négociations de Camp David II. Mais contrairement à «The Gatekeepers» où les entrevues des six anciens chefs du Shin Bet soulevaient des questions d’importance et forçaient le spectateur à prendre parti, «The Human Factor» ne semble pas animé de la même volonté. Les relations israélo-palestiniennes sont aussi troubles (et troublées) qu’une eau boueuse et seul le rôle des États-Unis est examiné d’un œil critique.

On peut également déplorer que le réalisateur n’ait pas cru bon d’interviewer Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’État de Bill Clinton que l’on voit pourtant sur bon nombre de clichés. Le facteur humain semble pencher du côté masculin, d’un manque d’espoir quant à la possibilité d’une paix durable et de l’hésitation sur un sujet pourtant assuré d’intéresser les curieux.

Note: 3,5 sur 5

«The Human Factor» est à l’affiche en salle.