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Le sort du policier Lehoux est dans les mains du jury

L’homme de 30 ans est accusé d’avoir agressé sexuellement une ancienne collègue

Quebec
Photo Stevens Leblanc Maxime Lehoux le 4 mai au palais de justice de Québec pour le deuxième jour de son procès.

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Au petit matin du 16 décembre 2016, lorsque le policier Maxime Lehoux a eu une relation sexuelle avec sa collègue, cette dernière était-elle consentante ou bien trop intoxiquée pour donner son consentement ? 

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C’est l’unique point qui devra être déterminé par les 13 membres du jury qui assistent, depuis une semaine, au procès du policier de 30 ans qui était employé par le service de police de la Ville de Québec (SPVQ) au moment des événements.

Aujourd'hui, les avocats ont entamé la dernière ligne droite en offrant au jury leur plaidoirie et, par le fait même, leur vision des faits et des différents témoignages entendus.

« Dans une société civilisée, une personne ne peut être touchée sans son consentement. Par contre, le fait de regretter une relation extraconjugale avec un collègue quand on a un nouveau conjoint ne signifie pas qu’il y a eu agression sexuelle », a d’abord plaidé Me Charles Levasseur, qui représente Lehoux.

Experts d’accord

Si la preuve repose essentiellement sur les versions données par les acteurs présents le soir de la fête, l’avocat a tenu à attirer l’attention sur le témoignage des experts. 

En défense aussi bien qu’à la Couronne, tous deux ont déterminé qu’au moment des faits reprochés, la plaignante présentait un taux d’alcoolémie variant entre 90 et 116 mg d’alcool dans le sang. 

« Ça fait 21 ans que je suis dans le domaine et c’est la première fois que je vois deux experts être d’accord... Les taux estimés ne correspondent en rien aux symptômes décrits par la plaignante et ça, c’est un fait », a-t-il souligné.

Consentement absent

À la Couronne, Me Ann Marie Prince a voulu recentrer le débat sur l’essentiel.

« Notre théorie est très simple. Le 16 décembre 2016, Maxime Lehoux a posé des gestes à caractère sexuel sur la plaignante pour lesquels elle n’a jamais consenti », a-t-elle dit au jury attentif. 

« Il va voir madame alors qu’elle dort. La porte est fermée, on est au milieu de la nuit... Dans quel état est la victime ? En pleine possession de ses moyens ou en état de vulnérabilité ? » a-t-elle questionné. 

Me Prince a également abordé les rapports d’experts et souligné qu’il fallait prendre les taux avec réserve. On est dans les « à peu près », a-t-elle rappelé au jury. 

Mardi, le juge Raymond W. Pronovost doit s’adresser au jury pour leur faire part de ses directives, après quoi ces derniers seront isolés pour déterminer le sort du policier.