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Mairie de Québec: Marie-Josée Savard, une élue bienveillante et discrète

Les responsabilités de Marie-Josée Savard en aménagement du territoire, sans être flamboyantes, relèvent davantage d’un travail dans l’ombre, ont noté des observateurs qui estiment qu’elle devra maintenant prendre sa place, après le départ de Régis Labeaume.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Les responsabilités de Marie-Josée Savard en aménagement du territoire, sans être flamboyantes, relèvent davantage d’un travail dans l’ombre, ont noté des observateurs qui estiment qu’elle devra maintenant prendre sa place, après le départ de Régis Labeaume.

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Marie-Josée Savard est une politicienne bienveillante, travaillante, mais qui hésite parfois à prendre sa place, décrivent des gens qui l’ont côtoyée au fil des ans.

C’est mercredi à 10 h 30 que Régis Labeaume présentera sa dauphine. Une femme à l’écoute, chaleureuse, rigoureuse dans ses dossiers, disponible pour ses concitoyens. C’est le portrait qui ressort quand on parle à des gens qui ont eu à collaborer avec Mme Savard au cours des dernières années. 

« C’est une politicienne très appréciée des citoyens. Ça va faire un vent de changement », s’est réjoui Louis Martin, président du conseil de quartier de Cap-Rouge. Mme Savard n’hésite pas à s’impliquer personnellement pour régler les problèmes. Malgré son horaire chargé, elle se rend disponible, dit-il.

« Prudente »

D’autres ont été « étonnés » de son choix comme candidate. On lui accole une attitude « prudente », qui hésite à se commettre quand les dossiers se corsent. 

« Il faut dire qu’elle est l’antithèse de M. Labeaume », confie un observateur qui l’a côtoyée. Elle n’a pas eu l’occasion de s’imposer au cours des quatre dernières années. 

Zeina Constantin, qui a mené une bataille citoyenne pour la qualité de l’air en raison des émanations de l’usine d’Anacolor, estime qu’« une femme en haute position à la Ville, on a besoin de ça ». 

Elle a beaucoup apprécié les qualités humaines de Mme Savard et note qu’elle devra apprendre à se forger une carapace.

« Je lui souhaite d’avoir plus de mordant, d’être capable de prendre sa place et de ne pas avoir peur de ce que les autres pourraient lui répondre. Mais surtout de continuer d’être à l’écoute, d’être dans la bienveillance. »

Entrepreneure née

D’autre part, un proche de Marie-Josée Savard insiste sur « la fibre entrepreneuriale d’une fille de Vanier qui a pris le risque de partir en affaires, avec très peu de moyens, dès sa jeune vingtaine ». 

Tout en finissant un certificat en psychologie à l’Université Laval, la jeune Marie-Josée se lance en affaires.    

Entre 2013 et 2017, durant sa pause de la politique municipale, il n’était pas rare de la voir servir des sandwichs, de la salade et de la soupe à son bistro La Prep. 

Le personnel politique de l’Assemblée nationale, située tout près, parle d’elle comme d’une propriétaire affable, souriante et professionnelle. Ce n’est pas un hasard si c’est à cet endroit que l’annonce de mardi a été faite.

« Dans les entreprises familiales, les parents embauchent généralement leurs enfants. Là, c’est l’inverse qui s’est passé. Marie-Josée a recruté ses propres parents pour travailler dans ses commerces. Elle a vraiment la fibre familiale très développée », dit d’elle un de ses amis.   

Quand elle a accepté de faire un retour en politique municipale en 2017, Marie-Josée Savard a pris soin de dire au maire que sa famille demeurera toujours prioritaire à ses yeux.  

Qui est Marie-Josée Savard ?  

◆ Mère de deux enfants âgée de 47 ans

◆ Diplômée au certificat en psychologie à l’Université Laval

◆ Propriétaire de trois commerces : un café-restaurant, un nettoyeur et un dépanneur, à Place Québec

◆ Conseillère municipale du Plateau et membre de l’exécutif de 2009 à 2013

◆ Conseillère municipale de Cap-Rouge–Laurentien et vice-présidente du comité exécutif depuis 2017

◆ Responsable des dossiers de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine