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4 enjeux incontournables pour Marie-Josée Savard

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

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En officialisant sa candidature à la mairie de Québec, Marie-Josée Savard s’est prononcée mercredi sur divers enjeux touchant la politique municipale. En voici une sélection.

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Le tramway

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Illustration courtoisie, Ville de Québec

Même si les prochaines années seront celles des mégatravaux du tramway, la candidate ne craint pas de devoir gérer le mécontentement des citoyens et des commerçants qui verront les artères de la municipalité éventrées. « J’étais là au moment où on a pris ces décisions. Je suis tout à fait consciente des enjeux et j’ai le goût d’accompagner les gens là-dedans. Je sais très bien que ce ne sera pas facile, mais je suis prête à le faire », a-t-elle insisté. Mme Savard a également promis de se battre auprès des gouvernements supérieurs pour aller chercher le financement nécessaire à une deuxième phase du tramway. « Ce qu’on fait présentement, c’est une première phase. C’est un début de quelque chose. Ça ne peut pas s’arrêter là, c’est clair. Si on veut que la ville soit de plus en plus mobile, il faut penser à plus », a-t-elle ajouté.

Mairesse ou rien

Marie-Josée Savard a décidé qu’elle n’aura pas de colistier. En cas de défaite dans la course à la mairie, elle ne se donne donc pas la possibilité de siéger comme conseillère municipale. « Je serai seulement candidate à la mairie parce que c’est le poste que je brigue. Si les gens me veulent comme mairesse, je serai là et si les gens décident que ce n’est pas moi, à ce moment-là, je ne serai pas là ». Le fait d’être une femme peut-il constituer un avantage auprès des électeurs ? Elle a dit ne pas vouloir jouer cette carte. 

Laurentia et Humaniti

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Photo d'archives

La prétendante à la mairie a évité de se prononcer sur le projet de terminal de conteneurs Laurentia du Port de Québec. « Ce dossier-là n’est pas si simple. On parle d’un projet qui appartient au Port et où la Ville n’a pas juridiction [ni] d’outils d’intervention », a-t-elle laissé tomber. Elle a cependant ajouté que « le Port a sûrement encore du travail à faire » pour répondre aux inquiétudes des citoyens. Au cours des derniers mois, Laurentia fut un des rares dossiers sur lesquels les conseillers d’Équipe Labeaume ont étalé leur division au grand jour. D’autre part, Marie-Josée Savard a réitéré son appui à Humaniti (anciennement Le Phare) même si la construction de ces tours à Sainte-Foy nécessite de passer outre les règles limitant la hauteur permise dans le secteur. « Je suis à l’aise parce qu’un PPU (programme particulier d’urbanisme) donne les grandes orientations. Tout évolue. »

Le «défi» de l’après-pandémie

Reconnaissant que la pandémie est « un défi », Mme Savard a rappelé que la principale qualité d’un dirigeant est justement sa capacité à s’adapter aux nouvelles situations. « Tout est un défi dans une ville, a-t-elle déclaré. La relance économique [après la pandémie] va être un défi supplémentaire. » Cette entrepreneure subit d’ailleurs directement la pandémie, puisque son café-restaurant de Place Québec est actuellement fermé. « Étant moi-même commerçante depuis 23 ans, je suis bien placée pour comprendre les enjeux de main-d’œuvre et l’importance des gestes qui devront être posés à court et moyen terme ».