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Les employés d'ArcelorMittal ne veulent pas arrimer leur salaire au prix du fer

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Les Métallos adressent une fin de non-recevoir à une suggestion faite par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, dans le cadre du conflit de travail déclenché lundi à Port-Cartier et Fermont. 

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Inquiet de voir la grève s’éterniser, Pierre Fitzgibbon a demandé au syndicat et à ArcelorMittal d’être créatifs et d’examiner la possibilité de fixer les salaires des travailleurs en fonction du prix du fer.

Cette idée a été suggérée par ArcelorMittal au cours de la négociation avec le syndicat des Métallos dans le cadre des négociations entourant le renouvellement de la convention collective. Dès le premier vote des syndiqués, cette formule a été rejetée.

«C’est un des points que nos membres nous ont clairement mandaté et dit: n’allez pas dans cette avenue-là. Nous, on ne veut pas de rémunération variable. Ils font de l’argent ces temps-ci. Il est temps qu’on aille chercher notre part à nous», a expliqué le directeur québécois du syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, qui s'est déplacé à Port-Cartier et à Fermont pour encourager les travailleurs en grève.

ArcelorMittal continue de penser qu'une rémunération variable serait avantageuse.

«Nous, comme entreprise, pour avoir une gestion responsable, on ne peut pas fixer la rémunération comme si les prix allaient toujours demeurer à ces niveaux-là», a indiqué Annie Paré, porte-parole d'ArcelorMittal.

Des inquiétudes sont soulevées par le syndicat au sujet d’une demande de modification d’horaire touchant 25 employés d’entretien de la portion nord du chemin de fer. ArcelorMittal souhaite qu’ils soient soumis à un horaire de 14 jours de travail suivis de 14 jours de congé. Les Métallos s’y opposent fermement.

«Nos membres, clairement, ils ne veulent pas aller sur un horaire 14-14. On le sait, la conciliation travail-famille est de plus en plus importante», a plaidé M. Lemieux.

Le maire de Port-Cartier exprime des réserves face à ces horaires.

«Il ne faut pas que l’employeur instaure des horaires de travail qui permettent le fly-in/fly-out. Il faut absolument qu’il y ait des horaires de travail qui incitent les travailleurs à s’établir dans nos villes respectives», a expliqué Alain Thibault.

Les travailleurs d’ArcelorMittal ont déclenché une grève générale illimitée lundi soir. Les parties n’ont pas eu d’échange depuis.