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Un Hells arrêté pour une caricature sur Facebook

Il a déjà été condamné dans une affaire d’intimidation

Serge Lebrasseur, Hells Angels.
Photo tirée de Facebook Serge Lebrasseur, Hells Angels.

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Un Hells Angels de Sorel-Tracy a été arrêté mercredi matin pour non-respect des conditions dans une affaire d’intimidation après avoir publié une caricature sur sa page Facebook mardi. 

« Les enquêteurs des Crimes majeurs ont procédé à l’arrestation d’un homme à son domicile en raison d’un engagement de remise en liberté », a confirmé la sergente Valérie Beauchamp, de la Sûreté du Québec. 

Serge Lebrasseur, 57 ans, a comparu plus tard dans la journée au palais de justice de Sorel-Tracy.

Serge Lebrasseur a publié cette caricature sur sa page Facebook, faisant référence à l’homme qu’il aurait intimidé.
Capture d'écran
Serge Lebrasseur a publié cette caricature sur sa page Facebook, faisant référence à l’homme qu’il aurait intimidé.

Le Hells Angels du chapitre de Montréal a été condamné à quatre mois de prison le mois dernier, dans une affaire d’intimidation d’un gardien de sécurité du traversier de Sorel-Tracy, le 14 juin 2019.

Lebrasseur était cependant en liberté, car il a porté le verdict en appel.

Or, mardi, il a publié sur sa page Facebook une caricature représentant un motard aux gros bras et aux cheveux longs qui étrangle un agent de la paix en affichant un grand sourire.

«J’ai retrouvé [celui qui m’a] barré sur le [traversier] Sorel-Tracy ha ha ha», a-t-il écrit sur la publication, qui était suivie du commentaire: «Ça [va se] régler ha ha ha».

En attendant une décision de la Cour supérieure, il était sous une interdiction de faire référence « directement ou indirectement à la victime sur quelque média social que ce soit ». 

Plusieurs de ses abonnés lui ont suggéré de retirer sa publication pour qu’il s’évite des problèmes avec les autorités.

Serge Lebrasseur, Hells Angels.
Capture d'écran

« Si je me [fais] arrêter pour ça [ils vont devoir arrêter tous] les caricaturistes [ce n’est pas un crime] quand tu [ne nommes] pas de [nom ça] demeure une [pensée générale c’est] légal », a plutôt rétorqué Lebrasseur.

L’enquête sous caution du Sorelois aura lieu jeudi.