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Trophées Vézina et Jennings: un top 5 impressionnant !

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Peu importe qui gagnera les trophées Vézina et Jennings, plusieurs gardiens ont fortement impressionné cette saison, à commencer par le top 5 formé d’Andrei Vasilevskiy, de Semyon Varlamov, de Juuse Saros, de Marc-André Fleury et de Philipp Grubauer. 

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Vasilevskiy est toujours le favori pour le Vézina, même s’il en a arraché à ses deux dernières sorties. Il a fermé les livres avec un dossier de 31-10-5, 0,925, 2,21, son meilleur en carrière. Il est déjà assuré de terminer premier pour les victoires avec 31. Grubauer (29) pourrait le rejoindre en gagnant les deux derniers matchs de l’Avalanche.  

Au classement du Journal, Vasilevskiy est pratiquement assuré du premier rang final. Fleury peut le coiffer, mais à condition d’obtenir un jeu blanc d’au moins 65 tirs ce soir à San Jose. Très improbable. 

Vote de cœur ?

Il est possible que les directeurs généraux votent avec leur cœur dans le cas du Vézina et optent pour Fleury, un peu comme ils l’avaient fait en 2017-18 avec Pekka Rinne, un vieux de la vieille qui n’avait jamais gagné de trophée individuel. On l’espère pour le Québécois, mais ce sera difficile de rayer Vasilevskiy.  

On aura la réponse dans deux mois, mais tout se jouera ce soir dans l’obtention du trophée Jennings. La lutte s’est corsée avec les rebuffades de Semyon Varlamov, qui n’a flanché que huit fois à ses sept derniers duels et réalisé trois jeux blancs d’affilée pour porter son total à sept. 

Que ce soit Fleury ou Robin Lehner devant le filet des Golden Knights de Vegas ce soir face aux Sharks, il ne doit pas concéder plus que trois buts pour capturer le trophée Jennings. À quatre buts, c’est l’égalité avec Varlamov et son jeune adjoint des Islanders de New York, Ilya Sorokin. À cinq, les portiers de l’entraîneur Barry Trotz gagneront ce prix une troisième fois en cinq ans. 

Sorokin fait partie d’une magnifique brochette de gardiens émergents avec Alex Nedeljkovic, Igor Shesterkin, Chris Driedger, Kevin Lankinen, Thatcher Demko, Calvin Petersen, Tristan Jarry, Elvis Merzlikins, Mackenzie Blackwood, Jake Oettinger, Kaapo Kahkonen, Vitek Vanecek, Adin Hill et quelques autres arrivés en fin d’année. On n’a jamais vu une telle relève et ça inclut Carter Hart même s’il a trébuché.  

Chapeau Saros 

Chapeau à Juuse Saros, qui a transporté les Predators de Nashville sur ses épaules pour les placer en séries. Depuis le 3 avril, sa fiche est de 11-4-1, 0,932, 2,16. Si on remonte jusqu’au 18 février, les chiffres de Saros sont de 18-7-1, 0,940, 1,88. Seul Nedeljkovic (Hurricanes de la Caroline), la recrue par excellence, a fait mieux depuis cette date sur le plan de l’efficacité à 14-4-2, 0,939, 1,69.  

À 5 pi 11 po, Saros arrête ce qu’un gardien de petit gabarit doit absolument arrêter, soit les tirs non voilés, incluant ceux sur réception. Selon les statistiques détaillées et les normales établies par l’entreprise de l’ex-gardien des Rangers de New York Steve Valiquette, Clear Sight Analytics (CSA), Saros aurait dû accorder 20 buts sur ce genre de situation et il en a alloué 12 contre 603 tirs. De plus, il accorde très peu de mauvais filets. 

Degré de difficulté  

CSA ne compile pas les tirs anodins et, donc, leurs taux d’efficacité sont plus bas que ceux de la LNH. L’efficacité CSA de Vasilevskiy est de 0,909, soit 2,3 % plus élevée que sa normale anticipée de 0,886. Dans le cas de Fleury, c’est encore mieux avec 0,915, soit de 3,4 % supérieur à une normale difficile de 0,880. Grubauer est 0,9 % au-dessus de son coefficient de difficulté, Saros à 1,5 % et Varlamov à 1,2 %. Toutefois, ces trois derniers ont affronté des situations moins dangereuses que Fleury et Vasilevskiy.